Les Range-Rover Vantagefield – 1982 à aujourd’hui

Cette société a été fondée par David Linder et Graham Chalkley en 1982 et est spécialisée dans la transformation automobile de très haut de gamme en offrant la possibilité à tout client de pouvoir commander sa voiture exactement comme il l’exige.

Ses principaux marchés sont le Moyen-Orient et l’Asie du Sud-Est.

David et Graham étaient déjà impliqués dans la modification de voiture haut de gamme travaillant pour et avec des entreprises comme Rapport Engineering et Le Marquis de Robert Jankel.

Vantagefield n’a jamais été très médiatisé, le nom de « Vantagefield of London » n’est vraiment pas connu du grand public même passionné par rapport à des noms comme Glenfrome et Wood & Pickett. Cependant au Moyen-Orient, Vantagefield a une grande renommée et fut même l’un des  acteurs principaux dans ce pays durant les années 1980.

Comme le dit M. Linder : « Vous ne vendez pas plus de ce types de voitures juste parce que vous êtes à l’affiche dans les beaux magazines ! ».

Vantagefield a converti une large gamme automobile : leur cœur de métier était de convertir le Range Rover de toutes les façons imaginables, en décapotables, en limousines, en 6 roues, en configuration chasseur … ainsi que des mises à niveau extrêmement luxueuses sur les intérieurs (équipements, mobiliers, sellerie…).

Vantagefield est également très axée sur Mercedes Jaguar et Rolls-Royce et même des marques comme Audi, Volvo, Nissan, Toyota & Lexus… etc.

Jusque dans les années 90, Vantagefield n’était pas seulement une société de conversion, ils avaient aussi leur propre cuirs et atelier de sellerie indépendant (à un moment donné, ils étaient même le deuxième fournisseur de Rolls-Royce !).

La particularité de Vantagefield est que cette structure existe encore aujourd’hui et qu’elle effectue encore des conversions spéciales. La raison principale en est que Vantagefield n’a jamais possédé ses propres ateliers de carrosserie, tout est sous-traité a des spécialistes tiers. Cela permet à l’entreprise d’être plus flexible et de ne pas avoir à licencier quand les temps deviennent plus difficiles.

Pourtant pendant première guerre du Golfe (1991), M. Linder explique qu’ils ont frôlés la faillite à cause de nombreux clients du Koweït qui n’étaient plus en mesure de payer car les Irakiens avaient saisis leurs avoir financier !

En savoir plus sur : www.vantagefield.com

Range Rover Sport L320 V8 5.0 Turbocharged 6 wheeled :

Range Rover P38 V8 4.6 Convertible 6 wheeled :

Range Rover Classic V8 3.5 6 wheeled :

Là on était vraiment dans le « on fait exactement ce que le client demande ! » … et si vous souhaitez savoir pourquoi il y a une calandre Mercedes, la réponse est ici.

Sources : 1000sel.com & vantagefield.com & range-rover-classic.com

CT&T Multi-Amphibious-Vehicule – 2010

« Avez-vous besoin d’une voiturette de golf amphibie à 6 roues ? »

C’est la question que de nombreux visiteurs et journalistes se sont posés en voyant l’un des véhicules exposé au salon de Detroit de 2010 sur le stand de la société Coréenne CT&T…

En effet, cette entreprise historiquement spécialisé dans la voiturette de golf électrique faisait sensation en présentant 3 concepts qui sortaient du cœur de métier de ce petit constructeur.

Il y avait la « C-Square », petite sportive électrique, « l’E-Zone-Plus » mini voiture de ville et le « MAV », revendiqué comme le premier véhicule amphibie électrique au monde… ce qui est inexacte puisque la société Suisse Rinspeed avait déjà présenté la « sQuba » sur base de Lotus Elise en 2008… qui en plus était submersible !

Décrit comme un « véhicule de loisirs récréatif multifonctions » à 4 places, il devait se mouvoir à 90 km/h sur route et à 9 km/h dans l’eau.
Sa garde au sol de 200 mm associée aux 6 roues motrices pouvait lui garantir de bonnes capacités en tous-terrains.
Son prix était semble t’il aux alentours des 50000$.

A priori, le MAV n’a pas vraiment convaincu beaucoup de monde lors de sa présentation car le communiqué de presse était approximatif et truffés d’erreurs de traduction, il y avait bien une vidéo montrant l’engin en action prouvant ainsi qu’il était fonctionnel… mais…

Mais depuis plus rien… alors coup de pub ? Bluff ? Virage loupé ? …
Le fait est qu’aujourd’hui on ne retrouve plus de traces du MAV, ni des 2 autres voitures d’ailleurs… et sur le site de CT&T, il n’y a toujours que des voiturettes de golf…

Source principale : autoblog.com

Prototypes Trabant 8 roues – 1970/1980


Parfois il est des histoires teintées de mystère qui circulent sur le web, en voici une… en plus là on plonge au cœur des années 70/80 dans les anciennes relations entre l’ex Allemagne de l’Est et l’ex Union Soviétique, deux pays pour qui le culte du secret était légion…

Les informations au sujet de cette bizarrerie sont rares et très fragmentées sur le net, voici ce que l’on peut en savoir :

Cette étrange voiture à 8 roues serait issue d’une collaboration entre les deux nations susmentionnées et c’est la RDA aurait fourni la plateforme : la fameuse Trabant.

Il y aurait eu 2 prototypes de construit, l’un avec le moteur Trabant 2 temps de 26ch, et l’autre avec 2 moteur de moto Ural de 77ch combinés.

L’entrée se fait apparemment par l’ensemble toit-vitrage qui semble coulisser vers l’arrière…

Des suppositions de possibilité amphibie sont évoquées…après rien ne confirme ce fait… surtout à la vue des ventilateurs de refroidissement situés sous les grilles dans la jupe avant…

Pour ce qui est de l’utilité des 8 roues, on ne peut que se poser des questions :

  • Est-ce Un 8×4 ou un 8×8 ?
  • Les roues centrales sont relevées… est-ce pour les économiser quand elles ne sont pas utiles ? Ou est-ce une position normale pour palier ponctuellement à l’angle ventrale ?
  • Les roues de l’essieu 1 sont directrices, mais il semblerait que celles de l’essieu 2 le soient aussi… enfin très légèrement ou pas du tout…
  • Cet engin était ‘il orienté vers un usage militaire ? civile ?


Le projet serait resté à l’ébauche puis abandonné.
Le véhicule présenté ici aurait longtemps séjourné dans un musée Russe, puis à la chute de l’URSS, le musée ferma ses portes et elle se retrouva littéralement à la rue… depuis, elle a disparu.

Les photos datent de 2007.

Sources : leblogauto.com & thepetrolstop.com

Volvo XC60 Dalbo – 2012


Le XC60 première génération est l’un des SUV les plus populaires au monde et une vraie réussite, il a été le Volvo le plus vendu sur la période concernée.
Ainsi, ce n’est pas une surprise que des carrossiers se soient intéressés à ces véhicules.

C’est le cas de la société Suédoise Dalbo Fordonsteknik qui a entreprit de transformer des XC60 et XC70 en pick-up 4×4 ou 6×4 apparemment entre 2012 et 2014…

La qualité de réalisation semble très poussée et on remarquera que les voitures modifiées sont équipées du kit carrosserie R-Design Volvo, ce qui leurs donnent une allure sportive.

Malheureusement on ne trouve que très peu d’information sur les transformations de Dalbo, peut être que cette activité n’existe plus aujourd’hui… il y a bien un site internet vide (qui est toujours en construction !?) où l’on n’apprend que peu de chose… si ce n’est que la partie design est (était ?) géré par un certain Ulf Ortengren…

Toutefois, on relève une amusante anecdote :
La Société Polestar qui est le département officiel « Sport & Véhicules Spéciaux » de Volvo s’est attelé à convertir un XC60 6×4 Dalbo en voiture-caméra de tournage en dynamique pour les besoin de la division Communication du constructeur de Goteborg.
C’est donc une voiture officielle.

Cette auto est peinte en noir mat pour éviter toutes réfractions lumineuses et la plateforme arrière est prévue pour l’harnachement du cameraman.

Sources : gearheads.org & greenmotor.co.uk

Bureko 6×6 – 2012 / 2017


La société Tchèque Burekone s.r.o. est un petit constructeur d’engin tous-terrains en petites séries limitées.
Ils commencent en 2007 par le Bureko Hx, un 4×4 développé sur la base du GM Hummer H2.
Le style du véhicule reprend d’ailleurs largement les gimmicks stylistiques de ce dernier…
La totalité de la production sera écoulée en 2013.En 2012, fort de la bonne expérience du Hx, ils en reprennent la carrosserie pour cette fois lancer le Bureko 6×6 utilisant une base de Land Rover Discovery en moteur turbo-diesel.
Sur demande, on pouvait obtenir le V8 essence.
Au printemps 2017, La totalité de la production a été soldée.Pour 2017, Burekone a noué un partenariat avec le transformateur américain Hennessey pour faire une nouvelle série du 6×6, mais cette fois plus exclusive encore et bien plus performante !
Le résultat est attendu pour fin 2018…Jusqu’à présent, la plupart des véhicules ont été vendus principalement en Russie et au Moyen-Orient.Le  Bureko 6×6 utilise une transmission « maison » basé sur le système d’origine Land Rover.
Les essieux 1 et 3 sont entraînés en permanence, l’essieu 2 peut être enclenché via un embrayage pneumatique.
Le véhicule posséde la suspension pneumatique d’origine Land Rover.
Le tableau de bord et beaucoup d’éléments du mobilier intérieur proviennent du Discovery 4.On pouvait s’offrir le Bureko 6×6 contre 141000 € en prix de départ, certes ce n’était pas donné mais c’était le prix d’une certaine exclusivité !
Pour en voir plus, c’est ici : www.bureko.czInfos techniques :
– Moteur : V6 turbo-diesel 3.0l de 188 kW / 256 ch et 600 Nm (SDV6 Land Rover)
– Boite : automatique à huit rapports (ZF / Land Rover)
– Dimensions : long 5150 mm / larg 2170 mm / haut 1850 mm / emp 2700 MM
– Poids : PtaV 2760 kg / PtaC 3490 kg
– Performances : vitesse max 180 kmh / 0 à 100 kmh en 10 s.
– Passage à gué : 700 mm

https://youtu.be/qFSRs7Cy2jg

Source : 6-wheel-drive.org

Rolls Royce Devil 6, l’ultime SUV de luxe ? – 2017


Le Mercedes-Benz G63 AMG  6×6 est sans doute le véhicule de série de luxe tous-terrains le plus impressionnant parmi la production automobile actuelle.
On peut aussi penser au Ford USA F-150 Velociraptor 6×6 de Hennessey ou au Land Rover Defender 6×6 Flying-Huntsman de Khan, tous aussi monstrueux et efficaces mais moins luxueux.

Alors, pas de concurrence pour le Mercedes G63 AMG ?
Virtuellement si !C’est le jeune designer Indien Vivek qui  y répond en  imaginant un mastodonte sur base Rolls-Royce Wraith à six roues qui peut renvoyer le G63 6×6 dans ses brancards, tout au moins au niveau du prestige…Bien sûr, il s’agit là que d’une initiative personnelle et Rolls Royce ne se commettra certainement pas dans une réalisation du genre, du moins en série, car via son département « RR Bespoke » tout est possible… comme leur dernière création « one-off », la RR Swpetail à 13 millions de dollars…On pourrait aussi ce dire que Rolls Royce ne possède pas de base de développement, ni de légitimité pour un tel projet… effectivement c’était encore récemment le cas,  mais désormais, avec la sortie pour l’été 2018 de leur premier SUV 4×4, le Cullinan, et l’appui de la maison-mère BMW, tous les ingrédients sont désormais réunis !D’ailleurs, je pourrais déjà pressentir des personnes intéressée par cette auto, j’ai 3 milliardaires en tête :

– Lady Penelope Creighton-Ward :
Citoyenne Britannique et membre éminente de la société Sécurité internationale & Thunderbirds.
Elle utilise déjà au quotidien plusieurs Rolls Royce uniques en coupé-chauffeur à 6 roues dénommées FAB1, ce nouveau véhicule (FAB2 ?) pourrait lui apporter davantage d’espace intérieur et une meilleur accessibilité sur terrais accidentés.
– Sheikh Hamad Bin Hamdan Al Nahyan :
Citoyen des Émirats Arabes Unis et membre de la famille royale d’Abu Dhabi.
Il est de notoriété qu’il est un très très très grand amateur et collectionneur automobiles tous azimuts… et il apprécie se faire construire des engins sur mesure.– Le couple Royal, LAS Virginie & Marc Maneval-Simonnet :
Monarques de deux principautés, BubblemaniaLand & SixmaniaLand, ces 2 éminences  sont friands de voitures hors-normes et bien souvent gréées de 6 roues et plus.
Ils disposent d’une immense fortune, plusieurs centaines de millions d’EuroManias, qui leurs permet de collectionner virtuellement des autos extraordinaires et des habitats insolites.

Sources : luxurylaunches.com & behance.net

CdL – Range Rover

Ce dont je suis sûr c’est qu’entre 1974 et 1977 Christian a fondé la Société LEOTARD qui employait 16 salariés et qui vendait déjà des Range Rover à 6 roues motrices.
C’est entre 1977 et 1978 qu’il travailla 8 mois à la société British Leyland division militaire en tant qu’ingénieur contractuel et qu’il déposa un brevet de Range Rover à 2 essieux arrières (qui lui appartenait).

Une commande spéciale d’un Range Rover 6×6 pour une station de radio algérienne en 1977 réalisée par Christian de Léotard.

Les plans ADPL des Range Rover modifiés

Publicité S.A. de Léotard pour ses Range Rover (Ca ressemble à du Scottorn)

Christian m’avait montré ce document en me disant que c’était sa création.

A priori, si mes souvenirs sont bons, mise au point du 6×6 en Angleterre.Cette dernière photo est française, probablement  une de ses conversions. 
Christian était un homme assez secret sur ses réalisation, et malgré tout le temps que j’ai passé avec lui, je sais finalement assez peu de choses…

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Restauration du Range Rover 6×6 d’Anthony Honoré – 1985

Anthony travaille dans la tôlerie industrielle familiale aujourd’hui dirigée par son oncle (qui est de très bon conseil) et grâce aux moyens de production dont il dispose, il a pu imaginer, dessiner et créer beaucoup de choses.
Son père lui a enseigné très tôt la conduite (à 11ans !) et lui a donné le virus des Range Rover, grâce à ses V8 Carbu et Vogue SE…
Plus tard sa femme se mit à partager sa passion pour l’automobile, et avec elle il partit deux fois en raid au Maroc en 104 et deux fois à travers la France sur le rallye des pionniers.
C’est là que tout a commencé, sur le groupe Facebook des Pionniers. Une personne voulait restaurer un Range Rover 6 roues pour faire les Pionniers. Dès la parution de son projet Anthony lui a demandé de lui vendre, puis une fois par mois pendant un an et demi il l’a travaillé au corps pour pouvoir enfin s’offrir le rêve ultime d’un mordu de Range…

UN 6 ROUES !

Il ne savait rien du tout sur l’état réel du Range mais pourtant il le voulait plus que tout !
Anthony s’en souvient encore, c’était un vendredi midi quand le téléphone a sonné… : « Tu le veux il est à toi, mais il faut qu’il soit parti avant dimanche soir ! ».

Plus rien d’autre n’a compté ce week-end là, le dimanche, il est allé le chercher à Orléans, l’a payé et l’a ramené chez lui !

Une fois à la maison, le Range a une fois de plus réuni le père et le fils dans leurs rêves.

Le 6×6 n’avait jamais été immatriculé. Il n’avait pas de papier, il appartenait à une personne qui avait 3 Ranges, un dans chacun de ses châteaux pour aller à la chasse. Son major d’homme devait passer le karcher dedans et dehors après chaque partie de chasse, l’intérieur était très propre.

Sans papier, difficile de dater un Range, Anthony a fini par trouver la date de juin 1985 sur l’arrière du bois de la poignée de porte.

Anthony s’est alors donné un an et demi pour le restaurer entièrement. Il l’a fait démarrer, puis rouler 2 km avec le test du 6×6 débrayable. Puis tel un gitan, il a entièrement démonté tout l’intérieur et vidé et la carrosserie pour repartir du début ! Il l’a ensuite ramené à l’usine pour commencer le travail.

Sablage intégral du 6×6 en 2 temps, arrière puis avant, jusqu’au compartiment moteur, soudures, recréation de certaines pièces et peinture…

Il a prélevé et placé le moteur 3.9L de son Range bleu dont le châssis était mort dans le 6 roues et y a aussi installé la partie cycle de son regretté 300 tdi.

C’est un 3.9L d’origine, il a monté dessus une ligne inox, mais il lui a fallu créer la partie qui passe sous la boîte de transfert du système 6×6. A la place du silencieux intermédiaire il a mis un Glasspack (silencieux intermédiaire sport) puis il est passé par-dessus le premier pont pour rejoindre le sceau du deuxième pont et le silencieux arrière qui était avec la ligne inox. Wow !

Le 3.9L de 180cv s’avère manquer de puissance par rapport au poids de 2440kg du 6×6. Sa consommation tourne autour de 20L/100 km. Le réservoir est d’environ 80L.

En voyant cet immense coffre vide de cette fabuleuse voiture, Anthony s’est laissé dire qu’il pourrait voyager en toute tranquillité en famille en faisant du Range, un 6×6 « aménagé ».
Je le laisse vous raconter la suite :

« J’ai pris le devant d’un toit en gardant de quoi faire une galerie pour mettre les roues de secours et les 20 cm de l’arrière du toit.


J’ai créé 5 ou 6 prototype afin de reproduire la forme du toit avec la gouttière et la partie rehaussée pour faire le système relevable.
Création du « chapeau » (avec un arrondi horrible à faire), peinture du toit, remontage de la carrosserie.


A l’intérieur, j’ai installé des plaques de goudron collant multi face (pour diminuer les vibrations et le bruit) et 5cm d’isolant phonique et thermique (tissu brouillé et reconstitué).


Puis fabrication des moquettes, une vraie merde à faire !
J’ai fixé une tôle sur les panneaux latéraux de gauche vu qu’un jour il y aura une plaque de cuisson, un évier et un placard.
A l’arrière droit dans l’angle, il y aura un frigo en forme de glacière. La vitre latérale s’ouvrira avec des charnières en haut et des compas de caravane.
Le style qu’il a esthétiquement, n’est pas complètement abouti. Je dois encore le retravailler.
Mais j’ai voulu faire 80% de cette restauration afin de pouvoir rapidement rouler avec, vu qu’entretemps j’ai acheté une maison avec des gros travaux, mais aussi que mon fils a eu une petite sœur, histoire de finir la boucle ! »

Nous ne pouvons que féliciter Anthony pour son admirable travail sur son Range Rover 6×6 et nous lui souhaitons encore bien du courage pour la finalisation de son rêve.

SixMania aurait même entendu des bruits sur l’arrivée d’un autre 6 roues… Mais c’est une autre histoire !

 

Quelques photos supplémentaires du 6×6 :

Quelques photos supplémentaires de la restauration :

Jules 6×4 – Paris-Dakar 1984

Ce prototype est en fait la seconde oeuvre de Thierry de Montcorgé. C’est en effet son deuxième pari fou sur le Dakar après avoir réussi à y participer au volant d’une Rolls-Royce, en 1981 !

Thierry de Montcorgé

Au départ, ce véhicule fut conçu pour le Pékin-Paris que devait organiser TSO. Ce projet ne voyant pas le jour, Thierry De Montcorgé s’est rabattu sur le Dakar, mais les spécificités de son 6×4 étaient moins en adéquation avec le Dakar de 1984, toute la partie arrière devait pouvoir transporter une tonne de matériel !.
Avec l’aide des mêmes sponsors qu’en 1981, Thierry va construire de A à Z un véhicule à six roues indépendantes dont 4 seront motrices. La vitesse de pointe se situe aux alentours de 200 km/h sur piste et de freinage est assuré par 6 disques à double pistons.



Il y aura d’abord la réalisation d’un châssis tubulaire, puis l’implantation d’un moteur V8-350 de Chevrolet Corvette  de 5,7 L de 370 cv  avec les ponts avant et intermédiaires moteurs. Le dernier pont arrière est quant à lui juste porteur. La boite de vitesse est celle d’une Porsche 935.


La carrosserie est une création TDM. Il a fallu passer par la conception d’un squelette en bois pour la réaliser en Kevlar. Le problème est qu’elle est faite d’une seule et unique pièce, et qu’il n’y a pas de porte. Les fenêtres s’ouvrent et on rentre par les fenêtres, comme sur les stock cars américains…


L’ensemble produit un poids à vide exceptionnel de 1400 kg.

Une des originalités du « Jules » de Christian Dior (son sponsor), est son interchangeabilité. Toutes les pièces de l’avant peuvent aller à l’arrière et vice-versa. De plus, le véhicule est muni d’un alternateur spécial qui permet entre autres d’effectuer des soudures ou de brancher du matériel électrique.
Coté course, le prototype fit parler la poudre dans les premières spéciales mais devait malheureusement abandonner suite de la rupture du châssis au niveau du train intermédiaire, 400 km avant Tamanrasset.

Fiche technique :

Prototype 6×4,
Corps : Châssis tubulaire type semi-monocoque avec panneaux de carrosserie en Kevlar
Moteur : un court-bloc Chevrolet V8 en position centrale de 5700 cm3,
couple maximal – 515 Nm à 2200 tr / min, capacité maximale – 370 ch à 4400 tr / min.
Transmission : manuelle à 4 vitesses, Porsche 935.
Suspension : ressort, indépendante sur des leviers triangulaires
empattement de 2250 mm
Voie avant / arrière: 1750 mm
Poids sec : 1400 kg
Réservoir de carburant : 312 litres (deux cuves de 156 litres chacune)
Freins: disque hydraulique
Pneus : BF Goodrich, 9, 50 x 15
Vitesse maximale : plus de 200 km / h
Équipage : Thierry De Montcorgé / Jean-Pierre Nicole

Modèle au 1/43 de Norev.

Pour la petite histoire, le Prototype Jules ne transportait que du Champagne à son bord, et pas du tout d’eau ! Lorsqu’il est tombé en panne, c’est le Range n°295 d’ISAIA /PICCO et LANSAC qui leur à laissé leurs rations alimentaires et de l’eau !

A son retour en France, le Jules est acheté par un collectionneur, intégré à sa collection et conservé jusqu’au décès de celui-ci. Sa veuve vend la collection, et regroupe les 2 pièces restantes (dont le Jules dont personne ne veut) sous forme d’un lot. L’acquéreur ne sachant que faire de « cette chose » lui cannibalise le moteur et d’autres accessoires (les boutons de tableau de bord de type aviation notamment) et l’abandonne dans un champ…

Plus tard quelqu’un viendra le récupérer et il sera vendu à 65.000 euros. Il sera alors équipé d’un V6 PRV pour lui permettre de bouger.

Aujourd’hui le Prototype Jules passe des jours paisibles chez un autre collectionneur qui le bichonne dit-on !

Merci beaucoup à Jeff Dinet du site http://www.dakardantan.com/ (10/11/2006)


Photo de Christian de Léotard pendant le Dakar (25/04/2007)

voiture à 6 roues
Un Kit en résine existe au 1/43 (12/10/2006)

En Bonus

3 nouvelles photos inconnues jusque là !

Merci à Jeff Dinet du site http://www.dakardantan.com/ (10/11/2006)

Jeep

Jeep la marque, de la plus ancienne à la plus récente, cette marque légendaire se décline dans des versions 6×6 et 8×8 et renforce son pouvoir de franchissement.

voiture à 6 roues
Une jeep à 6 roues !

voiture à 6 roues


Détails de la Jeep 6×6 (23/10/2006)


C’est bien un 6×6 ! (23/10/2006)


Quelques Jeep encore (31/12/2006)


Version Half-Track (04/01/2006)


Autre version Wrangler USA 6×6 (21/11/2006)


Elle est étrangement carrossée, mais c’est bien une vraie. (08/12/2006)


En fait, le toit manque juste un peu de longueur ! (08/12/2006)


Autres versions de Jeep à 6 roues motrices (09/11/2006)

Land Rover dérivées

ESARCO 8×8

Il s’agit en fait d’un concept basé sur un Land Rover 110 qui se nomme Hugo Esarco (HUGO : Heavy Use-Global Operation) et qui date de 1991. Il a été produit jusqu’en 1998. Puis à été remplacé par le SS300 ci dessous. C’est un 135 cv diesel de 3,5 tonnes, beaucoup d’éléments mécaniques proviennent de la Land Rover 110. Une variante à 6 roues à été construite pour l’armée Portugaise. Les trains avant et arrières sont directeurs, ce concept à été copié sur l’AEC Road Train de 1930…


Tout d’abord une photo envoyée par Laurent, sans explication (28/11/2007)


Hugo Esarco


Puis vint l’heure des explication !


La version 6×6 de l’armée Portugaise

L’Esarco SS300 de 1996 est un 8 roues motrices (8×8) de Stewart Stevenson au Texas. Il a 2.5 tonne de charge utile en tout terrain ou sur route, 60 mph maxi. descendant direct de l’Hugo Esarco 8×8 des années 1980, Le 1er et quatrième essieux sont directeurs. 7,3 Litres V8 diesel de 160 cv ou 6 cylindres essence, 8×8 ou 8×4.


Intérieur du SS300


Version course !


FC-82 sur base Land Rover, on reconnait un peu l’avant ! (23/11/2006)


Sur base Land Rover, Voici le Stretched Land Rover 101FC Expedition Camper

Moteur Rolls Royce ou Jaguar V12
2 réservoirs d’essence de 182 litres, 2 réservoirs de GPL de 110 litres
6×6 Permanent avec réglage de hauteur, Direction assistée, air conditionné
2 doubles lits, Douche, WC à chasse d’eau, réservoir de 200 litres d’eau fraiche, le GPL fournit la gazinière et le chauffage.


Le 6×6 et le 4×4 à côté


La différence de longueur


Belle machine, est-ce unique ?