Gilles Poncin

Véhicules Poncin est une entreprise crée en en 1974 et située dans le nord de la France, à Tournes (08540), spécialisée dans les véhicules tout terrain (ATV).

Tous les documents que vous trouverez sur cette pages appartiennent pour une part (documents technique et photos) à http://poncin02.free.fr/ – Passionnés qui cherchent à répertorier tous les véhicules existants, et d’autre part aux journaux « l’Auto Journal » et « l’Automobile » Spécial Salon d’il y a quelques années pour quelques textes et photos.
Un grand merci à Duser du forum de Motorlegend.com pour toutes les dates et aussi à Alain Rossignol.

Il existe un forum Véhicules Poncin qui est toujours très actif, vous pourrez aussi y discuter avec Gilles Poncin. Toutes les questions techniques y sont les bienvenues, inscrivez-vous : https://vehiculesponcin.forumactif.org/

Le Club Poncin organise une rencontre chaque année près de Reims à Saint Pierre à Arnes dans les Ardennes, plus de renseignement sur les dates et localisation dans le forum. Il y a beaucoup de véhicules et des tours gratuits en amphibie et en tout terrain, VP, 4×4 et 6×6, sur 2 jours avec repas possible sur place.

Nous allons détailler chacun de ses modèles.

VP 2000/2025 – 29 ch 1981 – 850 véhicules produits

Le premier modèle fut un 6 roues propulsé par le moteur 2 cylindres de la Citroën Diane, le VP2000.
Boite 4 vitesses + 1 arrière. Un plein de 25 Litres lui permet de tenir de 6 à 8 heures.

Dommage qu’il soit si loin de chez moi, un VP 2000 dans à Flassans sur Issole (dans le Var), chez un casseur. Merci Neortic (04/06/2007)

VP 2800 MINIBUS/CARGO – 60 ch (1986) – 7 véhicules produits

Petit véhicule de transport utilitaire, de personnes et de fret, pour la haute montagne, à 8 roues motrices chenillables. Moteur 60 ch ou 2,5 litres 75 ch (origine Renault Master), poids 1810 kg , réservoir de 60 lites, vitesse maxi : 24 km/h. Prix de 1992 : Minibus 228 300 FHT Cargo 198 900 FHT Chenilles caoutchouc 53cm 38 100 FHT Chenilles alu 53 500 FHT .

DAMEUR TC 100 – 4 véhicules produits

Il s’agit d’un traceur de pistes de fond, équipé d’un moteur 100 ch (Peugeot turbo D), d’un râteau hisseur, de deux traceurs et d’une fraise à neige. Prix en 1990 : 341 000 FHT avec chenilles monobloc caoutchouc, 368 000 FHT avec chenilles barrettes aluminium

VP 2800 AGRICOLE (1986) – 8 véhicules produits

Véhicule spécialement étudié pour évoluer en terrain marécageux, équipé d’un moteur diesel Peugeot XUD9 de 65 ch. Prix en 1990 : 131 500 FHT, chenilles 42 cm 26 850 FHT, 53 cm 29 500 FHT

VP 2800 RIZICULTURE (1986) – 5 véhicules produits

VP 2800 H EDF SEMME Héliportable 65 cv Essence (1986) – 9 véhicules produits

Engin d’accès en terrain difficile à 8 roues motrices chenillables équipé du diesel Renault atmosphérique 2068 cm3 de 65 ch. Longueur 335 cm, largeur 209,2/219,2 cm, hauteur 208.6 cm, pentes longitudinales 100% maxi, pentes transversales 70% maxi.

VP 3000 – 65 ch – 120 véhicules produits

Cet engin tout terrain et amphibie est animé par le moteur Peugeot XUD9 (diesel) 1905 cm3 de 65 ch.
Boite 5 vitesses + 1 arrière. Vitesse maxi : 30 km/h sur terre et 3 km/h dans l’eau. Poids à vide 1080 kg, charge utile 480 kg.
Prix en 1990 : 109 800 FHT chenilles caoutchouc 42 cm neige 26 850 FHT, chenilles 53 cm 29 500 FHT, treuil électrique 8 100 FHT.
Le centre de gravité est très bas, ça lui permet d’attaquer des pentes de 80% maximum.
Pour 6 à 8 heures d’autonomie, un plein de 50 Litres suffit, comme le dit la pub !
Dans l’eau, il se déplace grâce à ses roues motrices, mais l’arrière du VP 3000 est conçu de manière telle qu’il est possible de lui adjoindre un moteur hors bord.

VP 3000 S – SUPER SPEEDY – 65 ch – 2 véhicules produits

VP 2000 S – SUPER SNOFLY – 35 ch (1987) – 14 véhicules produits

Sherpa Universel – 10 véhicules produits

VP 5000 Espace vert – 4 véhicules produits

C’est bien un VP 5000 H, il y a une erreur sur la plaquette (trouvée sur google images).

VP 3000 Véhicule Télécommandé pour Matra sur base 2800 – 2 véhicules produits

On voit la fameuse télécommande au fond sur la plage arrière

GP 35/65 4×4 (1984) – 4 véhicules produits

4×4 à roues indépendantes baptisé GP 35 ou GP 65 selon la puissance du moteur, ce dernier provenant des Citroën VISA ou GSA.

Jeep 4×4 (1990) – 500 véhicules produits

Homologuée depuis le 1er juillet 1991, le Jeep Poncin à 4 roues indépendantes est équipée d’un moteur Renault soit à injection de 2103 cm3 développant 106 ch DIN, soit diesel turbo de 2068 cm3 disposant de 88 ch développant un couple de 18,5 m/kg à 2750 T/mn. Longueur 346cm, largeur 170cm, hauteur avec bâche 186cm. Prix TTC de 1991 de la version essence : 125 990 F sans capote, 132 905 F avec bâche, versions diesel : 139 355 F et 146 270 F. Il offre de remarquables qualités de franchissement grâce à une garde au sol exceptionnellement importante (47cm entre les roues, 31cm sous le différentiel arrière) et à une suspension à 4 roues indépendantes à grands débattements par ressorts hélicoïdaux.
La transmission n’est pas permanente en 4×4 ou en 6×6, différentiels avant et arrière à blocage manuel séparé.

Dernière version de la Jeep 4×4

Jeep 6×6 (1990) – 35 véhicules produits

Cet engin est le premier de ce type doté de 6 roues indépendantes, mêmes caractéristiques que la Jeep 4×4 sauf : longueur 420 cm. Prix du 6×6 à essence : 234 828 F en pickup sans arceau ni capote, version diesel : 247 755 F.
Une tonne de charge utile, il était équipé d’une turbine de refroidissement étudiée pour les pays chauds et très chands, entrainée par vilebrequin moteur, système éprouvé en boue liquide de plus de 80 cm. Pompe à eau surdimensionnée, refroidisseur d’huile type « modine » monté en série, l’huile est refroidie dans un radiateur spécial à circulation d’eau. Alternateur blindé, étanche de 90 A/h, permettant de fonctionner dans l’eau, milieu salin, boue et sable. Faisceaux électriques protégés et étanchéifiés de toutes les connexions.

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Historique

En 1976, Gilles Poncin, ingénieur des Ponts-et-Chaussée, créé la société Ardennes Équipement à Tournes, spécialisée dans la construction d’engins de construction, et d’équipements tels que des godets-pelles pour les engins de chantier. C’est une véritable société de conception avec un bureau d’étude composé d’ingénieurs et d’une usine équipée d’outils spécialisés. En 1980, Ardennes Équipement emploie plus de 100 personnes et va se lancer dans l’élaboration de véhicules tous terrains de format léger.

C’est pour amuser ses enfants qu’il va acheter un petit ATV américain genre Amphicat d’occasion pour qu’ils puissent s’amuser avec, mais malheureusement pour eux, l’engin est en panne au bout d’une après midi de jeux. Gilles va alors démonter l’engin pour tenter de le réparer et avec sa vision d’ingénieur expérimenté va se dire que c’est très mal pensé et qu’il va en construire un lui-même. L’idée est rapidement transmise dans son bureau d’étude et en 1981, le Véhicule Poncin VP 2000 est mis au point. Le véhicule est commercialisé l’année suivante sous raison sociale Véhicules Poncin, S.A. . Il possède une coque plastique, six roues motrices avec option chenilles et est amphibie, le tout motorisé par un moteur de 2 CV. Plusieurs versions en découleront, avec des hélices, avec une coque en alu, avec une carte grise, et des options aussi.

Durant les années 1980, une gamme entière apparaît, allant de l’amphibie 6 roues ou 8 roues, mini van en passant par la jeep 4X4 et même 6×6, et connaît un certain succès à l’exportation.

Au cour de la vie de l’entreprise, approximativement 1562 véhicules ont étés produits.

Au début des années 1990, l’Armée Française est à la recherche d’un véhicule pour remplacer les Jeep de l’époque et Gilles Poncin a dans l’idée de leur placer sa Jeep 6×6. Christian de Léotard aura d’ailleurs la même idée et leur proposera son P4 6×6, je ne sais pas pour quelle raison, celle de Christian ne sera pas retenue. Par contre celle de Gilles Poncin sera retenue et plébiscitée à un tel point qu’il engagera des dépenses pour la mettre aux normes et coller parfaitement au cahier des charges. Gilles s’est endetté mais la promesse de l’armée Française fait qu’il y aura un beau retour sur investissement et tout rentrera dans l’ordre.
Le soucis c’est que pendant ce temps là, Peugeot négocie toujours âprement avec l’Armée Française et qu’à force d’arrangements et de promesses, ils décrochent le contrat à la place de Poncin.
Poncin avait aussi un autre projet, en même temps, la GP65 dont un seul exemplaire avait été construit, qu’il avait présenté au salon de l’Auto de l’époque. La voiture avait tellement plu au public qu’elle avait déjà reçue des centaines de promesses d’achat. Poncin avait aussi commencé à créer une chaine de montage et avait donc aussi engagé des dépenses supplémentaires.

Lorsque l’Armée Française a annoncé à l’entreprise qu’elle n’aurait pas le contrat, Gilles Poncin du se résoudre à mettre la clef sous la porte et à mettre en faillite cette belle entreprise à grands regrets.

Pour la petite histoire, Gilles Poncin a ensuite créé une entreprise d’exploitation d’hélicoptères, il était pilote et a beaucoup travaillé avec EDF sur l’entretiens des pilonnes haute tension.

D’autres photos Poncin

Ces photos nous viennent de PM.D, qui a profité d’un voyage en Poncin 6×6 avec sa femme et un couple d’ami en Guinée en 1995. Il nous raconte son voyage :

Nous sommes partis de Saly pour Tambacounda. De là à Labé via Koundoura (frontière), Youkounkoun et Mali à l’aller, et via Koubia, Malinda, Fongolimbi (frontière), Kédougou et Niokolo-Koba au retour. Puis petit tour au Mali avant de rentrer sur Dakar. Goudron et pistes roulantes la plupart du temps. Quelques passages très « pierreux » et d’autres avec de fortes pentes sur piste en très mauvais état en Guinée (massif du Tamgué et dans le Fouta-Djalon en repartant vers le Sénégal).

De mémoire, O. et R. ont conduit en permanence. Plusieurs problèmes de transmission : ruptures de cages à aiguilles des croisillons (changement des roulements ou … remontage des aiguilles) et une rupture d’une branche de fourchette d’arbre (une des deux brides) avec tentative de réparation à la forge… Ça n’a pas tenu très longtemps et il a fallu rouler sur le seul pont avant, ce qui, avec les 2 trains à l’arrière, donne une motricité très aléatoire : deux assis sur le capot et les autres doivent marcher à côté du véhicule dans les fortes côtes ! Heureusement, la tôle est solide, comme sur les anciens Land et tous-terrains japonais : on peut se « promener » sur la carrosserie !

Aucun problème à part les transmissions. On ne se pose aucune question pour les passages difficiles et le véhicule est très confortable.

O.J. avait 3 Poncin basés à Saly au Sénégal, environ 80 km au sud de Dakar.

Merci beaucoup PM.D, de très belles photos du Poncin 6×6

Les photos suivantes sont toutes de ma compagne Virginie Maneval ou de moi-même prises aux rencontres Poncin en 2017, 2018 et 2019.

Pour ne montrer qu’un 4×4, la Jeep Mud de Romain
Virginie Maneval, la Reine des maisons-bulles en 6×6
Marc Simonnet, le roi des 6 roues en 6×6
Nous avons eu l’occasion d’approcher plusieurs 6×6
Celui dans lequel nous avons fait une virée chaotique dans les bois, un bon souvenir !
A titre de comparaison nous avons mis face à face le 4×4 et le 6×6
Au moment de tout remettre en place, le 6×6 ne voulait plus démarrer, Romain l’a poussé et j’en ai profité pour faire plusieurs photos en vue de la création d’un fichier Gif que voici !
Le 6×6 en action, on entends bien les grincements caractéristiques ! C’est son propriétaire qui le pilote.
VP 3000 S Super Speedy à Moteur de GS
Super Snofly, centre de gravité très bas, il tourne sur lui-même à fond sans se renverser !
Moi aux commandes du VP 2800 Agricole
Je ne connais pas son nom, il a été conçu pour pouvoir travailler dans une centrale nucléaire, il est pilotable en direct et avec une télécommande assez imposante. Il est équipé d’un bas à l’arrière.
Le VP 3000, avec lequel nous sommes aussi allé faire un tour, Virginie à du terminer à pieds suite à une panne moteur !
Le VP 2800 Minibus
On s’amuse bien au club Poncin !
Le seul endroit sur Terre où il est possible de voir 3 Poncin VP 2000 à l’eau en même temps !
La folle équipe du Club Poncin, avec de gauche à droite, Romain, Dominique, Daniel et Thomas, retrouvez les sur notre groupe Facebook Poncin : https://www.facebook.com/groups/1043322756061141

Les Poncins en 3D

Je fais aussi de la 3D à mes heures perdues, et je me suis attaqué aux VP2000 et VP2025, en format Sketchup 2017, vous trouvez le fichier gratuit ici : https://3dwarehouse.sketchup.com/model/8053e186-69e5-4c64-aee9-33a8352ee623/Poncin-VP2000-et-VP2025-ATV-6×6

Mes 3D en rendu haute résolution

En modifiant un peu ce fichier 3D, vous pourrez alors l’imprimer en 3D !

Le petit sur le vrai !

N’hésitez pas à nous envoyer vos meilleurs photos de Poncin, je me ferai un plaisir de les publier ici et sinon laissez nous un petit commentaire tout en bas de cette page 🙂

Amphicat 6×6

L’Amphicat a été inventé à la fin des années 1950 par l’ingénieur canadien Ron Behoo après des heures passées dans son sous-sol. A l’origine nommé Aquacat, il a changé le nom en Amphicat et a fondé Behoo Enterprises. Incapable de suivre les commandes, il a vendu les droits américains de l’Amphicat à Mobility Unlimited à Auburn Hills Michigan qui a construit l’Amphicat de la fin des années 1960 aux années 1970, jusqu’à ce que les droits soient vendus à Magna American.

La plupart des américains d’un certain âge se souviennent que Fleegle, Bingo, Drooper et Snorky les ont conduits dans le spectacle pour enfants Hanna-Barbera Banana Splits Adventure Hour.

Les fans de l’émission de télévision britannique Space 1999 devraient également reconnaître l’Amphicat, où il a été utilisé comme buggy lunaire.

L’entreprise de voiture miniatures Majorettes à produit des Amphicat de l’émission Banana Split avec tout un éventail de couleurs.

Gi Joe propose aussi une miniature d’Amphicat à l’échelle de la poupée, il y a aussi eu des versions réduites pour les enfants.

Propulsé par un moteur Sachs de 16 ch à deux temps avec une transmission automatique à 3 vitesses avant et arrière, l’Amphicat pourrait atteindre une vitesse de pointe de 60 km/h sur terre et de 3 km/h sur eau. Les pneus de l’Amphicat étaient des pneus tubeless basse pression spéciaux, liés à la jante et spécifiques à l’Amphicat. Les pneus servaient également de suspension sur l’Amphicat. Un ensemble supplémentaire de 6 roues et pneus pourrait être ajoutés en tant que double pour augmenter la flottaison.

Avec son système de direction a glissement comme sur beaucoup d’ATV, l’Amphicat a un rayon de braquage de 0 !

Le corps de l’Amphicat était en plastique ABS Cycolac développé exclusivement pour le véhicule par la division de Borg Warner. La carrosserie était faite d’une coque en deux parties reliée à la  ceinture, elle ne pesait que 27 kg. Sa résistance aux dommages est due à son absence de peinture, donc de rayures.

Amphicat à eu un coup de publicité gratuit quand John Lennon en a utilisé un lors d’une balade au Canada avec Yoko Ono. Skidoo en a profité aussi !

Aux Etats-Unis, l’Amphicat a beaucoup été utilisé dans des courses d’ATV, en voici quelques exemples

Une petite vue arrière et je vous mets aussi la remorque du catalogue Amphicat qui ressemble à une petite caravane !

Reste plus que les Logos, j’en ai trouvé plusieurs…

L’article a été fortement inspiré par http://www.dailyturismo.com/ merci.

Le Bonus Amphicat Papoose

Lincoln-Mercury Montego Cyclone Sportshauler, 1971

En 1971, le Cyclone Sportshauler était le nouveau concept-car de Lincoln-Mercury. La voiture, conçue par le Ford Design Center, a un compartiment spécial à l’arrière qui stocke un ATV derrière le conducteur. Le Sportshauler a un capot arrière unique sur toute la longueur qui s’ouvre électriquement. Lorsque l’arrière est complètement ouvert, le hayon vertical tombe au sol pour former une rampe et l’ATV qu’il contient est descendu  par un treuil électrique. Le véhicule tout-terrain peut être remplacé par un mini-vélo, une motoneige ou un autre véhicule récréatif. Cyclone Sportshauler sera dévoilé au Salon de l’automobile de Détroit, du 21 au 29 novembre 1971 au Cobo Hall.

2 hôtesses sexy accompagnaient le Sporthauler sur le stand Mercury. Un concours quotidien a été organisé pour que 3 visiteurs de l’exposition Mercury puissent gagner un Couguar en peluche d’un mètre cinquante de long.

L’ATV du Sporthauler était un Amphicat modèle Papoose, créé spécialement pour l’occasion, qui n’est jamais réapparu nulle part.

le Sporthauler avait été construit en peu de temps, moins de six mois. Rien a filtré quant à sa motorisation, il est fort probable que ce soit le V8 de 7 litres qui ait été choisi.

Malgré la vive réaction du publique, Mercury n’était pas pressé de sortir la voiture en série. En 1972 lors de la sortie de la série Montego de deuxième génération, le Cocept Sportshauler a été repeint en noir, l’intérieurs et l’ATV en couleur bronze. Malgré l’apparence plus lumineuse, le concept n’a plus suscité son intérêt antérieur, il a donc été décidé de ne pas «réinventer la roue», mais de se concentrer sur les coupés, les berlines et les break de Montego traditionnels.

Pour terminer ce long article, le petit montage d’un ami qui rêve d’un Amphicat pour se déplacer dans le chantier de sa maison bulle semi enterrée, j’ai nommé Philippe Delage.

AMF Sur-Trek 8×8

Le Sur-Trek était distribué par American Machine & Foundry, cet ATV 8×8 est composé de 2 barquettes en fibre de verre articulées, mues par un moteur de 295 cm3 de 20cv monté dans l’avant de la barquette arrière. Il est équipé d’un démarreur électrique et d’une corde de traction au cas où. Ses phares sont escamotables. Il a un réservoir de 23 litres.

La direction se fait par déplacement de la barquette arrière, pas comme sur un ATV classique.

Les roues sont chaussées de pneus ballons qui permettent au Sur-Trek de flotter. Il est à l’aise sur tous les terrains d’été ou d’hiver. On peut fixer un petit moteur de bateau à l’arrière. Sur terre il peut atteindre une vitesse maximale de 50 km/h. Il peut franchir des pentes à 45%.

Il peut transporter 4 personnes ou 340 kg avec le pilote. La transmission est automatique, 2 vitesses avant, une arrière.

  • Longueur 3,20 m
  • Largeur 1,27m
  • Hauteur 0,94m
  • Poids 270 kg
  • Rayon de braquage 4,00m

Il était vendu 1700 USD en 1969

Supacat ATMP 6×6

Supacat appartient à SC Group. Supacat développe et prend en charge des véhicules militaires à haute mobilité et fournit des services d’ingénierie spécialisés aux clients de la défense.
La société est basée en Angleterre et s’est récemment établi en Australie. Le Supacat ATMP est un ATV 6×6. En 2020 il est livré dans sa 3ème version.

Il a six roues motrices permanentes (6×6) avec les quatre roues avant (deux essieux) dirigées de manière conventionnelle en utilisant un agencement de guidon rotatif. Ces guidons actionnent également les freins de direction, qui agissent indépendamment de chaque côté du véhicule en donnant la direction des freins.
Il est totalement amphibie, mais a besoin d’un moteur de bateau complémentaire pour se déplacer dans l’eau. Il existe un kit flottaison pour améliorer sa portance dans l’eau, voir les vidéos en fin d’article.

Caractéristiques

  • Masse 2000 kg (chargé)
  • Longueur 3,44 m
  • Largeur 2,03 m (roue à roue)
  • Hauteur 1,85 m (ouvert – jusqu’en haut du cadre de retenue). 2,01 m (véhicule avec cabine)
  • 2 membres d’équipage

Armement secondaire

  • 7,62 mm GPMG
  • Moteur Diesel diesel turbocompressé VW ADE 1.9
  • Couple maximal: 164 N · m 121 ( lbf · ft ) à 1850 tr / min
  • Suspension Pneus basse pression
  • Vitesse maximum 64 km/h

Visitez leur site Internet !
https://supacat.com/

Un Supacat 6X6 MK III modifié a été utilisé dans le film Brazil

Les vidéos

Purple People-Eater – Melvin Gould 1961

Le Purple People-Eater est un buggy à huit roues construit par Melvin Gould à 31 ans, agriculteur-mécanicien de Cheyenne, Wyo, un chasseur passionné qui a conçu la machine pour aller chasser dans les Rocheuses où abondent les cerfs et les antilopes.
Il a construit le Eater en 1961 en un peu plus de 12 mois de travail avec un investissement de 200 $. La voiture est fabriquée principalement à partir de pièces Ford, millésime 1940. Elle est propulsée par un moteur V8 à quatre vitesses d’une camionnette Ford. Le corps est un break Crosely avec le haut coupé. Elle peut rouler à environ 100 km/h.
La direction synchronisée fait tourner les quatre roues avant. La traction à partir de deux roues supplémentaires permet une excellente maniabilité. Mel dégonfle les pneus à environ 12 livres avant d’évoluer en tout terrain et les remets à 28 livres, leur pression normale pour les déplacements sur autoroute.
Tous les essieux sont suspendus indépendamment pour permettre à au moins un ensemble de roues directrices et de roues motrices de rester sur le sol, quel que soit le terrain.
Compte tenu de son poids 1600 kg, le Purple People-Eate est rapide, très maniable et puissant.
Elle peut monter une pente de 65 pour cent, atteindre une vitesse de 96 km/h sur la route ouverte ou faire du tout terrain à 64 km/h.
Le Purple People-Eate a été un moment prêté à au Musée automobile Forney à Denver, mais rapidement Melvin a voulu le récupérer, il a dû prouver qu’il était à lui pour pouvoir le récupérer, il l’a enfin récupéré et remisé dans le hangar à côté de sa maison
En 2017, un fan est allé rencontrer Melvin Gould chez lui, il avait 87 ans et il allait bien, Il a pu voir le Purple People Eater et beaucoup d’autres véhicules qu’il avait construit.  Regardez la vidéo qu’il a tourné à l’époque
Purple People-Eater est un personnage fictif tiré d’un film pour les enfants, c’est une licorne qui n’a qu’un oeil et qui mange des personnes mauves..
Une célèbre chanson pour enfants de 1958 porte aussi ce nom et parle du même personnage.
Source : Mechanix Illustrated, Numéro de Décembre 1961

Le Bagger 288 de KRUPP : Le plus gros ATV du monde

Un article de Laurent et Séverine (20/02/2008)

Bagger 288 (Désolé pour la pauvre qualité de cet enregistrement « Maison »)

La Bagger 288 (et sa sœur jumelle la Bagger 289) est le plus gros véhicule sur chenilles offroad du monde. C’est une excavatrice à roue à godets, construite pour aider à l’extraction du charbon en surface. Fabriquée en 1978 par Krupp pour l’entreprise minière RWE Rheinbraun. 5 ans ont étés nécessaire pour construire la première d’une série de 21 modèles, toujours en activités actuellement et en vente chez KRUPP. (Bagger signifie excavatrice en allemand).

Bagger 288 image géante
Cliquer pour voir l’image complète


Sa fonction est de déblayer la couverture de terre afin de dégager les veines de charbon.

La Bagger mesure 240 mètres de long pour 96 mètres de haut et peut déblayer jusqu’à 240 000 tonnes par jour, pour un poids total de 13 500 tonnes.
L’excavatrice géante a besoin d’une alimentation électrique de 16,5 mégawatts. Le corps central de l’excavatrice peut se déplacer jusqu’à 10 mètres par minute, soit 600 mètres par heure. Il repose sur trois séries de quatre chenilles, chacune mesurant 3,8 mètres de largeur.

 

 


On remarque bien les pods de chenilles articulés sur cette photo.

Le rayon de travail de l’ensemble est d’environ 100 mètres. Cinq personnes suffisent pour faire fonctionner l’excavatrice.


Un des deux poste de pilotage, montés sur ascenseurs de chaque côté de la poutre horizontale

La roue à godets elle-même mesure 21,6 mètres de diamètre et contient 18 godets ou seaux, d’une capacité individuelle de 6,6 tonnes de terre.

 
Certaines versions ne sont pas équipées d’ascenseur pour les postes de pilotage. Tout dépends probablement du travail pour lesquelles elles sont destinées. Cette roue comporte moins de godets.

En 2000, elle a fini de déblayer la totalité du gisement de Hambach.
En février 2001, elle a été déplacée jusqu’à la mine de Garzweiler, distante de 16 kilomètres.

À bord du Bagger 288 se trouve un énorme moulinet avec un câble d’alimentation d’un kilomètre de long. Au fur et à mesure de son déplacement, il était connecté à différentes parties du réseau électrique industriel.

Le voyage s’est fait à travers une autoroute, une rivière (l’Erft) Et une ligne de chemin de fer.

L’excavatrice a parcouru 22 kilomètres afin de limiter les changements d’altitude, pour un coût de 15 millions de marks (7,7 millions d’Euros), coût de déplacement inférieur au coût de démontage.

En 2004, un incident est survenu, un bulldozer c’est trouvé malheureusement pour lui dans la trajectoire de la roue a godet ! Laurent & Séverine, mais aussi Pierre-Yves Morvan m’ont envoyés un PPS retraçant cet accident à télécharger ici !

Travail 240 000 m³ / jour
Opérateurs 5 hommes
masse totale sans la remorque 12 840 tonnes
Longueur totale Environ 240 m
Hauteur totale 96 m
Puissance Moteur 16 560 kW
Pression moyenne au sol 17,1
Nombre de chenilles 12 Caterpillar
Largeur du châssis 46 m
Vitesse 2 à 10
Inclinaison maximum 1:18
Rayon de travail 100 m
Nombre de pelles 18
Contenu d’une pelle 6,6
Puissance nominale du moteur des pelles 4 x 840 kW
Exemplaires construits 21


Le Bagger 288 en plein travail


Remarquez la remorque à droite, elle-même équipée de 3 pods d’une chenille, pour laquelle je n’ai que peu d’information.


A priori le minerai est acheminé par des tapis roulants jusqu’au centre de la machine, puis re-routé sur la remorque afin d’y être ensuite transporté par un train. (21/02/2008)


Voici la « remorque », on voit bien le détail de la sortie du minerai vers une espèce de train, lui aussi vendu par KRUPP.
Remarquez les chenilles asymétriques, comme sur le Bagger. (21/02/2008)

La rampe de la remorque peut-être située à différents niveaux, par exemple en haut du trou, même si le dénivelé est important. KRUPP vends divers machines qui permettent de réacheminer le minerai encore plus loin ou plus haut.

La Bagger 288 est une excavatrice à godets géante allemande, qui fut longtemps le plus grand véhicule sur chenilles du monde avant d’être détrôné de peu par les Bagger 292 et Bagger 293. (info de mars 2019, cf. Wikipedia)


Le monstre au repos


Maquette en Lego !


Le Bagger 288 attaque les strates par couches successives.


Copie d’écran perso de Google Earth des traces laissées dans le sol par les Bagger 288 au sud-ouest de Düsseldorf, elles sont amenées à se déplacer plus régulièrement qu’on ne le pense. Cette image représente presque 8 kilomètres de large. Les puits ainsi créés sont très ventés et des cheptels d’éoliennes y sont installés.

La vidéo qui va bien !

La maquette (21/02/2008)

En 1991, puis en 1996, Revell à sorti la maquette plastique de la Bagger 289.

Echelle : 1:200
Longueur : 985 mm
Hauteur : 553 mm
Plus de 500 pièces non peintes !


Au travail !


Cette maquette à été retravaillée pour augmenter l’exactitude de l’original. Des contrepoids en plombs de 200 g ont été installés dans des partie cachées pour empêcher le basculement « naturel » de l’ensemble !

La remorque convoyeuse à été plus compliquée à finaliser du fait qu’il y a très peu de documents à son sujet.


Les barrières se décomposent en 143 morceaux sur la maquette ! La peinture fut fastidieuse… La notice préconise de peindre toutes les barrières en jaune, alors que sur l’original, seules les rampes sont peintes, comme ici.


Détail de la sortie distributrice de la remorque


Détail du pont arrière, du lest à été installé à ce niveau.


Détail de la rotule de la remorque amovible.


La roue à godets. A priori il y a plus de câbles en sortie du poste de pilotage sur la vraie. On voit très bien les 4 moteurs de 840 kW qui alimentent la roue

Fiat 500 Lucertola 6×4 – Le lézard – 1969

Elle est aussi connue sous le nom de Fiat 500 Lizard ou encore de Ferrario Lizard 500.

C’est un ATV Italien, catégorie « véhicule de plage », comme la Diane Méhari.

Le prototype a été construit comme véhicule personnel à des fins récréatives par les frères Carlo Ferrario et Giuseppe Ferrario (né en 1916), anciens forgerons et propriétaires d’une station-service à Albavilla (CO), et conçu avec la collaboration de Giuseppe Mauri. Le prototype s’est rapidement révélé être un véhicule particulièrement intéressant pour les solutions techniques originales et pour l’extrême adaptabilité aux pistes de mulets alpines, si bien que 24 exemplaires ont été construits (de 1969 à 1974), tous fabriqués à la demande.

L’originalité de ce tout terrain vient du fait que de nombreuses solutions techniques proviennent d’autres véhicules.

Les carrosseries ont été fabriquées par l’atelier de carrosserie « Introzzi » de Lipomo (CO) et par la « Carrozzeria Alta Brianza ».

Moteur de Fiat 500 F (500 cm3).
Transmission de Fiat 600 + boîte de transfert spécifique.
4 roues arrières motrices, transmission par chaînes sur le moyeu central, sans carter de protection, comme sur les motos.
Système de double frein à main qui permet de tourner sur place avec les chaînes.
Poids total de 1 160 kg à pleine charge
Poids à vide de 800 kg
Longueur 300cm
Largeur 135cm

Notez les 3 freins à mains du Lézard !

le « Lizard » peut également transporter 4 personnes et 50 kg de bagages, à une vitesse maximale de 80 km / h sur des routes normales.

Une version est conservée au Lan Motor Museum de Nashville, et un exemplaire était à vendre au salon Retromobile de Paris en février 2019 au prix de 22.500 €

Merci à Virginie Maneval, Harry Cover, Vincent Chéroux et Eric Iglésias pour leurs photos (et moi –même du coup !).

Une version Italienne de 1974 avec une roue de secours frontale.

Une version Italienne avec des phares d’un autre type

La version chenillée du salon Retromobile de 2019

Snova-Mobile – Chevrolet Nova 1970 à 6 roues

En 2005, une annonce a été passée sur eBay pour une Chevrolet Nova de 1970 convertie en une motoneige géante !

L’originale

Une machine vraiment unique qui était intéressante. Le constructeur (Stretch master) était originaire de Cedar City (Utah), et a déclaré avoir passé plus de 1 000 heures pour créer la Nova. Elle avait alors un moteur Chevy 400 Small Block sur les 3 essieux des 6 roues arrière qui maintenaient les chenilles.

Posée sur son container pendant des années

Adam, un membre du club Nova Listserv, a déclaré que ce n’était pas la première fois qu’il rencontra cet engin, il avait vu ce monstre en construction au large d’une autoroute dans l’Utah et avait pris les quelques photos.

La construction de la Snova prise en photo par Adam

Stretch master a déclaré que la Snova-Mobile avait été souvent utilisée dans la neige et qu’il l’avait fait passer à 72 km/h dans 3 mètres de neige.

Le Chevy 400 en place

A priori elle avait été mise aux enchères à 1000 $ en 2005 et n’a pas eu preneur. En 2013 l’enchère a atteint 2 225,00 $, mais n’a pas été vendue, car le prix de réserve de 2500 $ n’a pas été atteint.

Sans moteur aujourd’hui, mais il reste la transmission !

Cette Snow mobile d’une tonne est encore à vendre aujourd’hui même si elle est dans un piteux état. Elle n’a plus de moteur car son concepteur a eu besoin du moteur pour un projet différent sur lequel il travaillait, et les chenilles ont l’air d’être en mauvais état, et l’arrière de la carrosserie allongée est complètement vide, il n’y a même pas de vitres latérales.

Il y a encore beaucoup de travail à faire pour pouvoir l’utiliser dans le premier service de limousine en Antarctique !

Son concepteur a déclaré : « La motoneige Nova est ma création !! C’était vraiment amusant à faire! Je l’ai construit il y a plusieurs années, même la visière a été construite par moi. Je n’ai utilisé que 1 nova pour cette création ».

The Skink – Dune Buggy 6 roues – 1970

C’est un Dune Buggy ATV construit pour Wankel Power
par Justin L. Dantzler, Clark Valentine et John A. Vernon à Santa Monica beach en 1970.

Il est dit que c’est une maquette à échelle 1, rien de parle de sa motorisation.
Il a été nommé The Skink d’après le petit lézard des prairies (voir ci-après) ce qui aurait pu indiquer la destinée future de ce dune buggy à 6 roues.
Le compartiment du pilote est entièrement fermé.
L’empattement est de 76 pouces, et il peut être configuré en deux, quatre ou six roues motrices.

Les Scincidae sont une famille de lézards que l’on appelle scinques (Skink) ou lézards à langue bleue.
C’est la plus vaste famille au sein des Sauria, et la seconde plus vaste au sein des Squamata, après celle des Colubridae.
Longueur : de 35 à 50 cm.

Quand est-ce que quelqu’un reprends le projet ???

N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires, surtout si vous en savez plus !

Secma FunQuad 6×4 – 2005 à aujourd’hui

Le constructeur automobile Secma est une petite manufacture Française spécialisée dans de petits véhicules récréatifs et sportifs.
Peu connue, le cœur de métier de cette entreprise se concentre essentiellement sur la catégorie CE des quadricycles légers et lourds (conduite possible dés 16 ans).
Cependant, quelques modèles sont en catégorie voitures de tourisme.
L’entreprise produit elle-même ses carrosseries grâce à des procédés de thermoformage et rotomoulage.
Il ne s’agit pas ici de voiturettes sans permis, les véhicules Secma sont totalement orientés sur les loisirs sportifs et tous-chemins avec quelques dérivés utilitaires.

Plus d’informations sur la gamme Secma : www.secmavehicule.com

Le modèle qui nous intéresse ici est le FunQuad, sorte « d’œuf mobile habillé en mini-quad croisé avec un scooter biplace et un buggy » !

Cet amusant véhicule est dérivé originellement du FunTech, qui faisait ces vrais débuts en 2000 et qui différait de l’actuel FunQuad par quelques détails techniques mais surtout, il n’avait pas d’aptitudes tous-chemins (pneus notamment).
Pour le reste ils sont identiques.
Aujourd’hui le FunQuad peut aller presque partout malgré sa seule propulsion car il dispose d’un solide châssis renforcé et d’un moteur a toute épreuve.

On les trouve souvent en flotte pour de la location dans des zones ensoleillées.

C’est sur cette base que l’importateur Portugais de Secma, Green Factory, à l’idée de rendre le FunQuad encore plus performant sur terrains difficiles avec l’aide de la maison-mère.

Ils décident donc de créer une version mini-plateau qui est équipé de 4 roues motrices à l’arrière.


Techniquement les trains moteurs sont sous formes de boggies articulés en leurs milieux ou passe les uniques arbres de transmission qui sont renvoyés aux moyeux par des trains épicycloïdaux.


Il est également possible de gréer l’engin avec des chenilles décuplant ainsi sa motricité.

Mais à priori, cette version 6×4 n’est disponible qu’au Portugal (www.secma-portugal.com) ou en Roumanie (www.secma.ro) …

Éléments techniques :

Châssis
– Véhicule 6 roues avec 2 places strictes
– Châssis tubulaire en acier avec traitement anticorrosion

Coque
– Monocoque en polyéthylène rotomoulé de haute résistance
– Capot et boîtier en ABS PMMA de couleur

Moteur
– Lombardini 4 temps monocylindre
– Arbre à cames en tête
– Cylindrée : 340cc
– Puissance : 7,7 Kw
– Couple 24 N/m à 2500 tours
– Refroidissement par air forcé
– Capacité administrative : 4 CV
– Allumage électronique
– Carburateur Dell’Orto
– Alternateur 180 watts
– Démarreur électrique

Transmission
– Automatique avec marche arrière et différentiel
– Vitesse maximale : 45Km/h

Suspensions/ Freins

– AV Mac Pherson / Disques
– AR bras oscillant & bras articulé / tambours hydrauliques
– Pneus à basse pression

Poids et mesures

– Poids avec chenilles : 440 kg
– Poids sans chenilles : 370 kg
– Capacité 2 personnes : 400 kg
– Capacité de remorquage: 500 kg
– Rayon de braquage : 2 95 m
– Angle chenilles : 30
– Longueur : 2,50 m
– Hauteur : 1,55 m

Équipement

– Batterie 12 V 14 A
– Frein de parking
– Pompe à essence à dépression
– Tableau de bord : jauge à essence, compteur de vitesse, compteur totalisateur de kilomètres, témoins de phares, de clignotants, feux de détresse
– Klaxon
– Essuie-glace et lave-glace électriques
– Garniture de sièges amovible
– Rétroviseurs extérieurs
– Emplacement autoradio
– Élargisseurs d’ailes AV
– Antivol de direction
– Dégivreur électrique
– Arceau de protection en acier
– Ceintures de sécurité à 3 points avec rétracteur
– Pare-brise en verre feuilleté, pare-chocs arrière renforcé
– Feu de détresse
– Attelage de remorque

CT&T Multi-Amphibious-Vehicule – 2010

« Avez-vous besoin d’une voiturette de golf amphibie à 6 roues ? »

C’est la question que de nombreux visiteurs et journalistes se sont posés en voyant l’un des véhicules exposé au salon de Detroit de 2010 sur le stand de la société Coréenne CT&T…

En effet, cette entreprise historiquement spécialisé dans la voiturette de golf électrique faisait sensation en présentant 3 concepts qui sortaient du cœur de métier de ce petit constructeur.

Il y avait la « C-Square », petite sportive électrique, « l’E-Zone-Plus » mini voiture de ville et le « MAV », revendiqué comme le premier véhicule amphibie électrique au monde… ce qui est inexacte puisque la société Suisse Rinspeed avait déjà présenté la « sQuba » sur base de Lotus Elise en 2008… qui en plus était submersible !

Décrit comme un « véhicule de loisirs récréatif multifonctions » à 4 places, il devait se mouvoir à 90 km/h sur route et à 9 km/h dans l’eau.
Sa garde au sol de 200 mm associée aux 6 roues motrices pouvait lui garantir de bonnes capacités en tous-terrains.
Son prix était semble t’il aux alentours des 50000$.

A priori, le MAV n’a pas vraiment convaincu beaucoup de monde lors de sa présentation car le communiqué de presse était approximatif et truffés d’erreurs de traduction, il y avait bien une vidéo montrant l’engin en action prouvant ainsi qu’il était fonctionnel… mais…

Mais depuis plus rien… alors coup de pub ? Bluff ? Virage loupé ? …
Le fait est qu’aujourd’hui on ne retrouve plus de traces du MAV, ni des 2 autres voitures d’ailleurs… et sur le site de CT&T, il n’y a toujours que des voiturettes de golf…

Source principale : autoblog.com

Prototypes Trabant 8 roues – 1970/1980


Parfois il est des histoires teintées de mystère qui circulent sur le web, en voici une… en plus là on plonge au cœur des années 70/80 dans les anciennes relations entre l’ex Allemagne de l’Est et l’ex Union Soviétique, deux pays pour qui le culte du secret était légion…

Les informations au sujet de cette bizarrerie sont rares et très fragmentées sur le net, voici ce que l’on peut en savoir :

Cette étrange voiture à 8 roues serait issue d’une collaboration entre les deux nations susmentionnées et c’est la RDA aurait fourni la plateforme : la fameuse Trabant.

Il y aurait eu 2 prototypes de construit, l’un avec le moteur Trabant 2 temps de 26ch, et l’autre avec 2 moteur de moto Ural de 77ch combinés.

L’entrée se fait apparemment par l’ensemble toit-vitrage qui semble coulisser vers l’arrière…

Des suppositions de possibilité amphibie sont évoquées…après rien ne confirme ce fait… surtout à la vue des ventilateurs de refroidissement situés sous les grilles dans la jupe avant…

Pour ce qui est de l’utilité des 8 roues, on ne peut que se poser des questions :

  • Est-ce Un 8×4 ou un 8×8 ?
  • Les roues centrales sont relevées… est-ce pour les économiser quand elles ne sont pas utiles ? Ou est-ce une position normale pour palier ponctuellement à l’angle ventrale ?
  • Les roues de l’essieu 1 sont directrices, mais il semblerait que celles de l’essieu 2 le soient aussi… enfin très légèrement ou pas du tout…
  • Cet engin était ‘il orienté vers un usage militaire ? civile ?


Le projet serait resté à l’ébauche puis abandonné.
Le véhicule présenté ici aurait longtemps séjourné dans un musée Russe, puis à la chute de l’URSS, le musée ferma ses portes et elle se retrouva littéralement à la rue… depuis, elle a disparu.

Les photos datent de 2007.

Sources : leblogauto.com & thepetrolstop.com