C’est le 11 juillet 2020 que nous avons tous appris la triste nouvelle de la fin de la R5 Turbo 6 roues de Christian de Léotard sur le groupe Facebook Sixmania. Christopher P est passé faire un tour de vérification suite à l’annonce locale de la destruction prochaine du garage de Lormes (58140) où était stockée notre R5 Turbo 6×6 Nationale. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant que la plupart des voitures avaient été enlevée et que la R5 Turbo – qui était au dessus d’une fosse ouverte – avait été tirée en avant et avait fini par se disloquer complètement. Sur place quelques morceaux rouillés de carrosserie étaient encore présents ce jour là, une roue entière avec son amortisseur, le hayon arrière aussi.
Plusieurs d’entre vous étaient sur le qui-vive pour tenter de récupérer cette voiture, tout le monde est désormais très déçu. Un seul constat, à priori la Mairie de Lormes (58140) était tout à fait au courant de l’existence de voiture historiquement importante dans l’histoire de l’automobile, autant elle n’a a fortiori aidé personne à la sortir de là avant la destruction du garage.
L’histoire ne s’arrête pas tout à fait là dans le sens où un de mes amis voulait absolument récupérer officiellement les quelques morceaux qui restaient, il a rapidement repris contact avec la Mairie qui l’a prié d’attendre une décision du conseil Municipal car ils ne peuvent pas statuer pour le moment, on ne sais évidemment pas pourquoi. Et le week-end suivant cette horrible découverte, des gens sont venus voler la plupart des dernières pièces qu’il restaient au sol sans avoir aucune autorisation…
Pour ceux que ça pourrait encore intéresser, ce garage était situé au 74 route d’Avallon à Lormes (58140). Le garage est surement déjà détruit, je ne vous encourage pas au pèlerinage, sachez qu’il y a d’autres voitures de Christian de Léotard qui sont encore introuvables, continuons les recherches !
Pour clore le sujet de la R5 Turbo 6×6 de Christian de Léotard, mon ami Alexandre m’a confié un article qui explique l’histoire de l’incendie…
Avec l’appui de Peugeot, il a mis à la disposition des pompiers un tout terrain Mercedes capable de transporter une citerne de 1600 litres d’eau et une pompe avec une rapidité et une aptitude au franchissement supérieures à celles d’un véhicule lourd avec son Camion Citerne Léger pour les feux de forêt. Normes N.F.S. 61510 – 61519
Châssis de Léotard Peugeot
Moteur Turbo diesel
Puissance 115 CH
Réchauffeur de gasoil
Empattement 2,850 + 1,000 m
PTAC : 5000 kg
Équipement
Citerne acier 1600 litres avec protection intérieure
Moto-pompe 750 l à 10 bars
Dévidoir P.S. 40 m
Panier à matériel
Options
1 place derrière la cabine
Pompe 750 l à 15 bars entraînée par le moteur du véhicule
Ca faisait longtemps que je cherchais plus d’informations sur cette période de la vie de Christian de Léotard et l’idée de retrouver Francis Dumortier m’avait plusieurs fois traversé l’esprit. En réalité Francis Dumortier est venu tout seul sur Sixmania.fr et il nous a laissé un commentaire sur la page de la R5 TS à 6 roues (la mauvaise page). J’ai mis longtemps à comprendre qui il était et après avoir enfin compris, je lui ai écrit, et aujourd’hui je peux enfin vous raconter la véritable histoire de la R5 Alpine 6×6 du Dakar.
Vers novembre 1979 Christian de Léotard appelle Francis Dumortier, il a trouvé un sponsor, HiFi Marantz pour lequel il souhaite inscrire une R5 Alpine au Dakar. Francis a déjà une « relative » connaissance de l’Afrique, des courses enduro et des 4×4.
Je laisse Francis nous raconter la suite :
Une R5 de direction noire (5000 km) a été achetée chez RENAULT Rue de la Pompe en novembre pour 50 000 F. Etant sur l’aspect financier, le budget global financé par le sponsor est d’environ 170.000 Francs. Ceci couvre les investissements : la voiture et un Land Cruiser BJ 40 d’assistance, et l’ensemble des frais. Une belle équipière sur le Land apporte 10 000 F pour participer à l’aventure. Ce Land se mettra un jour « sur le béret », la question restée sans réponse aura été : « Où regardait le pilote ? ».
Francis Dumortier
« Menée à son garage à Colombes, la R5 est mise sur cales. En environ 3 semaines, la nuit principalement et les week-ends, à nous deux nous transformons l’auto en 6×6. Je me souviens des plans dessinés par Christian, sur lesquels il jetait toujours un oeil. Je travaillais sous son contrôle. Je démonte la boîte 5 rapports. Remontage d’une boîte 4 avec boîte transfert pour sortir vers l’arrière. Pour la carrosserie, l’Arrière de la R5 fut découpé en arrière de la roue. Une autre R5, découpée elle en avant de la roue, est soudée à la première. Et on a 3 roues sur chaque côté ! Et on renforce partout. Installation d’un pont classique SINPAR sur le dernier essieu. Pour l’intermédiaire, Christian a déposé un brevet pour modifier le pont SINPAR avec une entrée et une sortie.C’est ça qui a pris du temps. Le 6 x 6 sera permanent. Je passe sur le reste… l’échappement, les sièges, la peinture, etc. Il était sensible à l’aspect, la frime. J’avais honte de l’échappement sur le toit pour faire du désert. Notre passage au contrôle a lieu demain, tout semble prêt ! On descend l’auto des chandelles, ça démarre, et Christian au volant, tourne à droite pour sortir du garage. Et la voiture s’arrête ! En effet on a remonté les suspensions et en tournant à droite, le cardan mâle sort de la femelle. On demande aux vérifications de retarder notre horaire de passage. On serre les fesses car on sait déjà que les papiers ne sont pas bons, qu’on n’a pas vraiment eu le temps de faire un essai minimal. Si en plus on n’arrive pas au Trocadéro, on est très mal… Jamais je n’ai vu Christian désespéré ou doutant. Bel exemple de volonté inébranlable ! On remet l’auto sur cale, on coupe et on manchonne ! La brasure faite à Colombes sera notre seul incident mécanique pendant la course (dans le Sud algérien). »
« Le fait est que nous nous retrouvons au Trocadéro avec tous les autres. Et c’est folklo ! Parmi les plus notables, j’y retrouve Yves BELLEVILLE, journaliste que j’ai connu en 1977 lors d’un Paris / Bagdad AR, au mois d’août, moi sur une BMW 100/7. L’inconscient s’est inscrit avec une 2CV Fourgonnette, sur laquelle est montée à l’envers une boîte pont, activant les roues Ar. Le passage de 4×2 en 4×4 prend au mieux un quart d’heure. A Bamako, cette voiture quasi-épave, au châssis archi plié façon chewing-gum sera vendue par moi à un coopérant français. Pour l’instant il s’aperçoit que tous ses pneus sont à plat et je dois l’emmener dans une station-service de l’Avenue Paul Doumer pour avoir des roues en état ! Le départ n’est pas évident. Certains ont déjà perdu, qui ses papiers, qui les clés, qui ses sous, qui un équipier… De toutes façons au moins 10 % des inscrits ne prendront pas le bateau, pour les raisons ci-dessus auxquelles s’ajoutent les accidents, car certains croient que la course commence à Etampes ! »
Francis Dumortier
En haut la R5 Alpine du Dakar, en bas la R5 TS 6×2, toutes deux ont été confiées plusieurs fois à la presse automobile de l’époque.
Nouvelle photo plus grande que celle de la couverture juste au dessus (04/02/2018)
Départ du Paris-Dakar 1980 au Trocadéro, en face de la Tour Eiffel à Paris
La R5 Alpine est juste en bas de l’escalier de gauche (vu du bas). Toutes les photos qui suivent viennent du site dakardantan.comUn énorme merci à Jeff pour sa coopération.
Photo Alain Bouillot
Photo José Lourseau, a droite on voit Christian de Léotard
La seule photo qui réuni les 2 R5 de Léotard au départ du Dakar, avec la TS au premier plan et l’Alpine au fond à gauche. Photo dakardantan.com
photo Stéphane Coignard – J’étais au départ, jardin du Trocadéro
Le Prologue du Dakar 1980 à Olivet, près d’Orléans.
Photo Alain Bouillot
Photo Alain Bouillot
Photo Christian Sandron
La course du Paris-Dakar 1980
« Pour parler du trajet, tout va bien pour nous. La 6×6 va très bien sur la neige de la RN20. Elle roule droit et freine au poil ! Par contre les motos, ouille ! Et les 4×2 en travers. L’arrivée à Toulouse est triomphale. Nous sommes reçus en grande pompe à la Succursale RENAULT, avec les frères MARREAU évidemment. L’arrivée à ALGER la blanche est merveilleuse, mais tant d’autres l’ont si bien décrite. Direction Sud Est vers BOUIRA (Usine Camions SONACOME) où la restauration sera fortement alcoolisée. Puis la première spéciale, découverte du désert et du chrono. L’anecdote sur laquelle ne pas passer : deux braves garçons un peu allumés sont inscrits au volant d’une R12 Gordini, étrangement sponsorisés par DUREX. Leur voiture est couverte d’auto collants à la dimension de cet équipement. Il y en a partout sur la bagnole. Nous sommes en 79 et l’usage du préservatif présente à l’époque un côté désuet, voire ridicule. On ne connaît pas le SIDA ! Ils font vrombir le moteur avant le départ d’une spéciale un peu longue, comme s’il s’agissait d’un kilomètre départ arrêté. Et puis à 100 M de là, ils n’ont pas vu un petit monticule de terre, tels que fréquents en Afrique (20 cm) et ils freinent à fond, l’auto se met en travers et ils font au moins trois tonneaux. Cela a pour effet de calmer les ardeurs de certains. »
Francis Dumortier
« Nous passons, Ghardaia, puis le Sud et un jour vers 16H00 le fameux manchon brasé pète. Pas un rat dans l’alentour. Christian démonte. Arrive un Break 504 conduit par un local en djellabah. Il a comme passager un motard sonné dont la moto gît à l’arrière. Je prends les deux pièces rompues et je monte avec lui. La nuit tombe assez vite. Le local navigue au radar. Puis nous arrivons dans un bourg de 5 maisons. Il me fait rentrer dans une cour où plusieurs hommes sont autour du feu à boire le thé. Il leur explique, on m’offre un thé, on me prend les deux pièces et ils vont refaire (sans outil) la brasure.
Pour moi c’est de la magie ! Leur intervention tiendra tout le reste du parcours. J’ai beaucoup de respect pour l’expression « Travail d’arabe ». Dans d’autres occasions je pourrai vérifier les merveilles dont ils sont capables. Et la 504 nous ramène vers 23 H ou minuit, ou plus tard. Le temps ne compte plus, à la R5. Christian remonte et on repart. On rencontre peu de concurrents dans une journée, car la piste avant l’Afrique Noire est très très large. Le parcours de Reggane à Borj Moktar fait plus de 800 Km. C’est du sable, et le sable ça prend la puissance. On a du mal à dépasser 90 km/h. De plus, le moteur chauffe. Pour réduire la température moteur, je mets le chauffage. Et on doit rouler vitres fermées. A l’intérieur on a l’impression de vivre dans un aspirateur. La voiture se remplit de latérite. Christian est inquiet de ne voir personne. Je dois le rassurer et finalement il se calme.
Je lui montre sur la piste les cairns qu’il peut voir sur le road book. La nuit on retrouve quelquefois un groupe. Par exemple les scooters Peugeot 50 cc. La marque avait engagé 5 scooters je crois avec au guidon des pros du cross et de l’enduro. Et en assistance deux Land Rover 109, dirigés par H. PESCAROLO. En fait les pilotes se sont très vite rendus compte qu’une roue de scooter se bloque dans 10 cm de sable. Donc, ils prennent le départ, et avancent tant qu’ils peuvent. Arrivent les deux Lands et dans un endroit discret (il y en a beaucoup dans le désert), les scooters et les pilotes montent à l’arrière. Ils redescendront avent l’arrivée. Tout le monde le sait, mais tout le monde s’en fout. Ce n’est pas une concurrence.
On rencontre des gens devenus célèbres plus tard : Nicolas HULOT qui fait un reportage France Inter pendant le rallye, les trois frères D’ABOVILLE sur des 125 KAWASAKI. Les motos et les pilotes sont vert cru, couleur de la marque. On les surnomme « les grenouilles ». Ils seraient peut-être plus à l’aise dans l’eau.
Nous n’aurons pas vraiment d’incidents jusqu’à Dakar. Par contre les autres oui. Entre autres René METGE avec son camion LEYLAND qui a cassé le châssis, réparé « à la locale « à GAO, avant de prendre le bac, toujours objet de palabres et négociations, visant à hausser les prix avec la nuit. A BAMAKO, nous sommes hébergés par RENAULT à l’hôtel de l’Amitié. On est environ 7 ou 8 dans une chambre, je dors sur la moquette, laissant les deux lits à des salariés de la marque. Le profond sommeil est interrompu quelquefois par des nanas locales venant proposer « l’amour qui passe » à des occupants de la chambre. Quelque fois ça marche, mais heureusement c’est rapide ! L’amour passe très vite !
Nous sommes restés au moins deux nuits à Bamako car la Direction du Rallye a neutralisé l’étape vers KAYES en raison d’une piste totalement impraticable. »
Francis Dumortier
« Nous en profitons pour répondre à l’invitation des garages « La Manutention Africaine », qui représente RENAULT. Nous sommes reçus par le Directeur à qui je demande le service de faire nettoyer un peu notre intérieur. Il appelle un employé pour effectuer ce « dépoussiérage ». Pas démonté, le brave garçon ouvre grand les deux portes et envoie la lance à incendie. C’est le Niagara dans la R5. Toute la partie basse de la coque est pleine d’eau jusqu’au niveau des portières. Pas de problèmes ! Il prend un clou à chevron et un gros marteau et perce quelques trous dans le plancher. L’eau s’évacue. Quand on part bien, autant continuer : pour boucher les trous, il passe avec un gros pinceau à papier peint, du goudron pris dans un fût de 200 L, et colle dessus du papier journal en guise de tapis. Ce sera l’empreinte de la voiture. Du goudron coulera encore quand la voiture sera exposée au Salon du Son et de la HiFi à Paris plusieurs mois après. Il est décidé que le rallye prendra le train. Les véhicules seront montés sur des wagons plateau et brélés avec du gros fil de fer. Et on attend. Un départ est tenté vers minuit, mais le train revient après 5 minutes car problèmes avec la loco. On reste assis sur le plateau à côté de la voiture, qui laisse couler son goudron. Nous devisons aimablement avec notre voisine Corinne KOPPENHAGUE et sa Jeep. On reste là au moins 24 heures, on va au marché, puis finalement on part, après quelques interventions de mécanos du rallye sur la motrice. On roule à 40 à l’heure, mais on a du mal à tenir debout sur le wagon à cause de l’état de la voie. Les arrêts fréquents dans les villages sont sympas. On mange un peu de poulet. »
Francis Dumortier
Le Toy BJ faisait son assistance, le n° 174 piloté par Christian Rodier et Brigitte Mairesse
« Le sponsor déjà très heureux que la voiture soit arrivée là, a déjà demandé -en vue d’expo à venir- à Christian de préserver la voiture et d’arriver cool à Dakar. Donc pas question de faire la boucle de TAMBACOUNDA. L’objectif, c’est la plage à Dakar. Nous y arrivons (avec tant d’autres, hors course). Nous serons hébergés à la caserne proche de l’île de Gorée. Nous restons deux jours à vivre bien et à faire du voilier. La voiture est confiée au transporteur et rejoindra Paris quelques semaines après. »
Francis Dumortier
En voilà une belle photo, la Renault 5 Alpine qui traverse le fameux gué de Kidira, il faut savoir qu’en 1980 c’était un mythe délicieusement monté par Thierry Sabine : « Le gué où l’on ne sait pas la profondeur… ». Il fallait que la voiture puisse franchir ce gué le plus à sec possible, avec une caisse étanche…
Lorsque Étienne Batifoulier (copilote du Range Rover de Nicolas Hulot qui était HS) à vu cette photo, il s’est écrié qu’il était à bord de la R5 avec Christian à ce moment précis !
Ce qui est vraiment sympa dans cette histoire c’est que Étienne Batifoulier s’était retrouvé avec Christian à la manutention africaine à Bamako où il avait demandé au chef d’atelier de réviser et de préparer la Renault pour passer le gué ( le gué où l’on ne sait pas la profondeur…) alors Christian avait demandé si l’on pouvait trouver du blaxon pour étancher la caisse ; « du blaxon ? – Oui enfin du goudron quoi…- Ah je sais patron » le chef d’atelier est revenu avec fut de 200 l de goudron chaud de réfection de route… et on a tous badigeonné le dessous de la caisse, les ailes, tout avec ce goudron…! Et ça été super efficace et étanche…!
Quand Étienne Batifoulier est allé voir l’auto au Musée de Mougins, il a vérifié : le goudron était toujours là comme au premier jour! C’était bien la bonne voiture, celle du Dakar !
Sur les photos qui suivent, le numéro est rayé, la R5 a abandonné, mais elle continue vers Dakar, et elle y parviendra ! Photos de Christian de Léotard.
Étienne Batifoulier m’avait laissé entendre que Francis Dumortier était reparti à Paris dès son abandon, je lui ai donc posé la question de savoir si il était allé jusqu’au bout…
« Effectivement, j’ai terminé tout le parcours jusqu’à Dakar dans la R5. Mais nous rentrions tranquillement et Christian montrait un juste intérêt pour la communication et les belles photos pour le sponsor. Le gué de Kidira et plus tard la très grande plage de Dakar, lieux évocateurs, furent pour lui l’occasion de photos nombreuses et il offrait volontiers et intelligemment à des journalistes le plaisir de prendre place dans l’auto. Hors course et surtout hors du parcours du rally, Christian voulait faire de l’image. Le gué de Kidira et quelques autres n’étaient pas si profonds. C’était plutôt la sortie un peu raide et très boueuse qui demandait à en sortir avec adresse et un peu de chance. Là était le spectaculaire ! Pour revenir au goudron, ce fut effectivement une erreur de la part de Christian de demander d’étanchéifier le sol. Il avait peur que l’eau ne rentre à flot dans la voiture. Il n’y avait pas plus d’une dizaine de trous, de 5 mm, mais il avait cette lubie en tête depuis le début ; d’où l’échappement sur le toit… Nous sommes repartis ensemble de Dakar à Paris. »
Francis Dumortier
Avant que cette belle dame ne parte finir sa vie dans le Musée de Mougin à Cannes, Christian de Léotard ira s’amuser encore un peu avec, devinez où… au prologue du Paris-Dakar 1981 à Olivet, près d’Orléans.
Prologue du Paris-Dakar 1981 à Olivet
Photo Pascal Kieffer « Telle que je l’ai photographiée à Orléans »
Photo Pascal Kieffer « Telle que je l’ai photographiée à Orléans »
Musée de Mougins à Cannes
Eric nous a envoyé une photo de la R5 en 1985, probablement en retour de chez Lecoq, sans aucun sponsor ni pot d’échappement extérieur. Le musée était fermé ce jour là, et la R5 était positionnée devant l’entrée. Merci beaucoup Eric.
Après le Dakar, la voiture a été restaurée chez le carrossier Lecoq, puis cédée au Musée Automobile de Mougins à Cannes par Christian de Léotard.
Il y a eu un flou dans l’histoire de la R5 Alpine, dans le sens où elle se serait détériorée pendant son séjour au musée et que « quelqu’un » serait passé la récupérer pour la remettre en état. Des bruits ont même courus que l’auto avait été volée, puis Christian m’a expliqué qu’il avait récupéré sa voiture pour la remettre en état lui-même. Il l’a en fait revendu à un collectionneur, qui l’a revendu plus tard au garage 3 S Développement de Colomars.
Deux mails de Jean-François SCHLOSSER et de Christian de Léotard m’ont signalés que cette photo de la R5 6×6 du Dakar à bien été prise au musée de Mougins. Christian précise que la photo date de 1981 ou 1982, suite à sa restauration chez Lecoq.
A priori, voici la R5 6×6 dans le musée, je n’ai pas trouvé d’autre photo à l’intérieur
C’était l’une des premières autos que l’on trouvait à l’extérieur du Musée en arrivant.
Étonnant, non ?
A une époque, la R5 Alpine de Léotard a été remisée dans les sous-sols du Musée de Mougins…
La R5 Alpine 6×6 a passé près de 10 ans au Musée de Mougins pour en ressortir dans un très mauvais état, un vrai scandale. Le Musée à fini par fermer.
Nous ne retrouverons la R5 6×6 que lorsqu’elle sera revendue au garage 3 S Développement de Colomars.
Voici la R5 à 6 roues près de son pylône, elle y aurait passé au moins 3 ans…
Puis un jour, la R5 6×6 du Paris-Dakar a été mise en vente par le garage. Plusieurs clients potentiels ont eu le coup de cœur, mais l’état de la voiture les ont poussés à laisser tomber l’affaire. A l’époque, j’ai fait des pieds et des mains pour que des amis viennent la chercher.
Le sauveur restaurateur de la R5 Alpine 6×6
C’est dans le courant de l’année 2016, que le messie est arrivé, il a fait une offre au garage qui l’a acceptée. A propos de sa remise en état, notre sauveur a déclaré : « Ça sera plus une reconstruction qu’une restauration « . C’est un spécialiste Renault, et nous savons déjà que cette voiture historique est dans de bonnes mains.
La R5 6×6 Dakar en 2016
Le jour de la récupération de la R5 Alpine 6×6 du Dakar
Une photo prise sur le vif par un passant, la R5 à 6 roues sur son plateau, ça ne passe pas inaperçu !
Et une photo de son nouveau propriétaire qui m’a gentiment proposé de m’envoyer d’autres images.
Un ami est passé la voir, la R5 6×6 de Léotard est toujours en attente de restauration et apparemment pas la seule ! (04/02/2018)
Les maquettes de la R5 Alpine 6×6
Pascal Guibout – Fabrication maison sur une base Solido.
Cubalile Miniatures – Le pro du Dakar en miniatures
Cubalile Miniatures – Le pro du Dakar en miniatures
Cubalile Miniatures – Le pro du Dakar en miniatures
La première Renault 5 est la TS, elle a été faite à peu de choses près en même temps que la R5 Alpine puisque il existe une photo de Dakardantan sur laquelle on voit les deux 6 roues au Trocadero à Paris au départ du Dakar 1980.
A voir aussi sur la page de la R5 Alpine 6×6
La version Noire
La première version de la Renault 5 TS de 1976 était noire, déguisée en R5 Alpine et en 6×2. Elle n’avait pas encore l’arrière surélevé comme sur les versions suivantes.
Dans les années 1980, l’article paru dans le magasine Lui le disait : « R5 Alpine, 165 Km/h » Le coût de la transformation de carrosserie et de mécanique de l’époque était d’environ 40 000 francs.
Pour info, quand Dirk Dutschmann à vu cette photo dans la presse, il a fait un rêve, avoir lui aussi sa R5 Alpine 6 roues, telle qu’elle était sur cette photo. Il avait récupéré un plan et collé tout ça sur un carton…
Je ne sais pas combien de temps elle est restée noire, mais un jour elle est partie pour un changement de look chez le carrossier André Lecoq aidé par Sinpar (filiale de la RNUR – Renault) pour la motricité.
Cette R5 a été mise en 6×4 puis en 6×6 avec beaucoup d’ennuis à cause du premier pont arrière qui était un pont de Renault 4L avec une sortie de pont R6 4×4 Sinpar, puis avec un un pont R6 sur le 3ème essieu.
Cela faisait tellement de bruit et de vibrations qu’elle a fini en 6×4 après 2 ponts et 2 boites cassées. Vu l’addition à payer pour Renault, ils ont demandés à Sinpar de stopper le délire et que si Christian de Léotard voulait continuer les dépenses, c’était à ses frais, alors il a stoppé net et l’a remise en 6×2.
Comment distinguer la R5 TS de la R5 Alpine ?
Elles ont toutes les deux le toit surélevé Lecoq, mais la TS a un toit ouvrant, l’avant de la rehausse est vitré (mais souvent caché par un déflecteur), les vitres latérales arrières sont entières, de la rehausse et jusqu’en bas. Sur la version grise, une barre intérieure vient dessiner une petite vitre longue en haut et 2 vitres en dessous, sur la fin de cette version, une espèce de carénage extérieur vient fermer la petite vitre longue supérieure, comme si il y avait 2 vitres.
Sur les 3 photos qui suivent, ont voit très nettement l’ouverture vitrée à l’avant de la rehausse.
Montée sur des pneus tout terrain, elle était vraiment belle comme ça
Avec des jantes R5 Alpine
On voit Christian de Léotard à l’arrière avec une chemise blanche
Avec des jantes R5 Le Car
Photo de Léotard, Citation originale de Camille de Léotard, le fils de Christian, assis sur la R5 TS
La version Vert Métallisé
Christian de Léotard a décidé de la repeindre en vert métallisé en 1986 avec les jantes R5 Le Car.
Bonjour Camille de LéotardUn peu floue, mais inédite !
La version Rouge
Aujourd’hui cette Renault 5 TS est rouge et en 6×2. Physiquement elle a encore un peu changé, l’ouverture vitrée de la rehausse a été bouchée, la barre latérale des vitres arrières sont devenues réelles et la vitre en dessous n’est plus séparée en 2 verticalement.
Elle a dormi au fond d’un camping pendant quelques années, puis elle a été ressortie et ressuscitée !
Le site sur laquelle je j’ai trouvé interdisait la reproduction, mais comme c’est signé, pas de souci, et j’ai l’aval du créateur ! Donc la TS le jour de son redémarrage !
Aujourd’hui elle est chez une collectionneuse de Renault 5, Cathy Garnier, dans le département 71.
Cathy nous offre quelques photos de la Renault 5 de Léotard, telle qu’elle est aujourd’hui, la caisse est assez attaquée mais la voiture roule sans problème particulier.
Il n’y a plus aucune trace de la transmission Sinpar, même les barres de suspension ont été changées
Des triangulations ont été ajoutées dans les ailes arrières de la R5 pour renforcer le chassis
Il y aurait pas mal de restaurations de carrosserie à faire
Il y a aussi des barres de renfort au sol dans l’habitacle
Il y a plus de place pour les jambes mais aussi une énorme plage arrière par rapport à une R5 classique
Quelle place !
On retrouve les barres de renfort dans le coffre
les connaisseurs reconnaîtrons !
A priori cette proéminence permet de faire tenir la barre de suspension du 3ème essieu
C’est géant, et toit ouvrant s’il vous plait 🙂
Voilà, je vous laisse faire le tour de cette fabuleuse Renault 5, et un énorme merci à Cathy Garnier.
A l’occasion du 400ème article de Sixmania, j’ai décidé de faire un autre article consacré à Christian de Léotard, autour d’une question qui travaille beaucoup d’entre vous.
Je ne sais pas pourquoi, mais la R5 Turbo était stationnée dans un garage près de Nevers vers l’an 2000.
Dans ce garage, un moulage de sa carrosserie devait être fait pour produire une dizaine de copies sur base de Clio Sport en 6 roues.
Malheureusement, la voiture (et le garage ?) a brûlé en 2002. En novembre 2019, la voiture est toujours au même endroit. Christian de Léotard nous a malheureusement quitté en 2014 et il ne pourra plus rien pour elle… A l’époque il m’avait confié qu’il attendait un remboursement de l’assurance suite à un procès compliqué avec le propriétaire du garage et qu’il allait la reconstruire à l’identique, il avait d’ailleurs fait faire un devis de reconstruction de la R5 6×6 dans une carrosserie, dont je vous mets la copie, cliquez sur les images.
De mauvaises intentions
La Renault 5 Turbo à 6 roues brûlée est en péril depuis un bon moment. En effet, plusieurs personnages mal intentionnés ont découvert le garage en question. Ils y sont entrés par effraction, ont pris des tas de photos. Certains ont tentés de revendre les divers véhicules à l’intérieur du garage, dont la R5 de Léotard, entière ou en pièces détachées. Si vous regardez bien les photos, vous verrez aussi que plusieurs des jantes d’origine ont déjà disparues… Et que quelqu’un a tenté de remonter des jantes classiques par la suite… Pour la déplacer ?
Le lieu est aussi devenu un spot Urbex, avec des visites régulières. Rien de ce qu’ils ont trouvé ne sera changé, c’est la loi des Urbexeurs.
Tout à fait personnellement je pense qu’il sera très difficile de restaurer cette R5 Turbo 6×6 mais je crois quand même qu’il est dommage de la laisser pourrir là. D’autre part, si le garage est amené à être réaménagé ou détruit, la R5 partira directement à la casse, je n’ai aucun doute là dessus. Donc je crois qu’il faut faire une opération de sauvetage de cette ex-pièce de collection Christian de Léotard. En ce qui me concerne, je n’ai ni la place, ni les moyens de m’occuper de ça…
Orientations
Sur mes choix personnels ou sur ceux de Camille de Léotard (son fils), nous avons orienté plusieurs personnes de confiance pour tenter ce sauvetage. Tous ont tentés de le faire par les voies officielles, mais pour le moment personne n’y est parvenu. Je ne divulguerai ni nom, ni renseignement à ce propos, même si on commence à en savoir pas mal sur le sujet.
On sait où se trouve la carte grise de la R5, Christian l’avait confié à une personne qui devait déjà aller récupérer la voiture, mais ça ne c’est jamais fait non plus. A priori la carte grise existe donc encore.
Tout reste à faire
Voilà où cette histoire en est, nous sommes désormais beaucoup de personnes à être au courant de son emplacement comme en témoigne les quelques dizaines de photos que je vous ai mis ici.
Je garderai aussi le lieu secret, même si vous savez déjà que c’est proche de Nevers…
Je vais vous mettre des photos du garage qui proviennent de Google Earth.
Photo Google Earth. Les photos suivantes sont celles que j’ai récupéré essentiellement sur Facebook, des visiteurs du garage. Les floutés et changement de plaques ne sont pas de moi.
Les abords du garage…
L’intérieur du garage
Les photos de la R5, en vrac, on voit a un moment un homme, un chineur avait-il dit sur son compte FB…
Joli selfie !!
J’espère qu’un jour on pourra la revoir autrement…
C’est suite à la course du Dakar avec la R5 Alpine 6×6, que Christian de Léotard à souhaité remercier Renault en créant pour un des directeurs, une Renault 5 hors pair sur une base se R5 Turbo. Elle aurait dû faire de la figuration dans un garage à Paris pour améliorer les vente de Renault. Christian de Léotard ne divulguant que très peu d’information à propos de ses voitures, je n’ai toujours pas de date de création précise pour ce modèle… Renault n’ayant jamais fait de 4×4 jusque dans les années 2000, il n’y avait aucune mécanique utilisable pour en faire un 6×6, et les systèmes Simpar étant trop fragiles et inadaptés, Christian décida à l’époque de mettre 2 moteurs dans la Turbo à 6 roues. Christian m’a décrit cette auto comme étant un train muni de 2 locomotives, une à l’avant et une à l’arrière, synchronisées ou non, en fait chaque moteur entraîne une paire de roues, ils peuvent fonctionner en même temps ou non.
C’est un scoop, la Renault 5 Turbo, est en fait un 6×4 ou un 6×2, mais en aucun cas un 6×6.
Chaque moteur est complet et équipé de sa boite de vitesse (de même modèle), et un système de tringles ramène les commandes de boîtes sur 2 leviers de vitesse couplé par un pantographe de Léotard. En changeant les vitesses d’un moteur, ça changeait automatiquement les vitesses de l’autre moteur. Il m’a expliqué qu’il était possible de ne rouler qu’avec un moteur ou avec les 2. La consommation était moindre sans le moteur Turbo !
J’ai aussi un autre scoop, la voiture n’était pas finie, les sièges avant devaient pouvoir basculer et laisser l’accès à une banquette arrière, en avant du moteur Turbo qui était resté sur le dernier essieu arrière, 90 cm plus loin.
(12/09/2014) En attendant, Camille, le fils de Christian m’a confirmé qu’à l’arrière, il y avait un siège baquet central. Petit, il a fait des centaines de kilomètres à cette place.
En tous cas, je peux vous affirmer que cette voiture à roulée et qu’elle a fait beaucoup de kilomètres ! Par contre elle n’est jamais allée en présentation dans ce fameux garage à Paris.
Je ne sais pas pourquoi, mais la R5 Turbo était stationnée dans un garage près de Nevers vers l’an2000, Un moulage de sa carrosserie devait être fait pour produire une dizaine de copies sur base de Clio Sport en 6 roues. Malheureusement, la voiture (et le garage ?) à brûlée en 2002. En 2019, la voiture est toujours au même endroit en attendant un remboursement de l’assurance.
(12/09/2014) Passionné par le dessin en 3D, j’ai tâché de reproduire le plus fidèlement possible la Renault 5 Turbo 2 à 6 roues. Je me suis plongé dans le monde des Renault 5 sur le groupe Facebook, j’ai posé pas mal de questions à des spécialistes, et même Christian de Léotard est venu m’apporter quelques précisions techniques. Il en est ressorti un nouveau modèle que j’ai mis sur la banque d’image 3D de Google Sketchup, vous pourrez le télécharger ici :
Suite au décès de son père, Camille de Léotard à retrouvé un certain nombre de photos de cette fabuleuse voiture que je me permets de vous les remettre ici. J’ai rajouté des filigranes Camille & Christian pour la propriété et éviter les dispersions mondiales.
Une extraordinaire photo, 4 C15.6 et la R5 Turbo 6 roues
Une petite précision de François Tremaud : La photo de la R5 à six roues sur la passerelle d’accès à sa péniche-atelier a été prise à ma demande par Christian (je crois avec mon appareil photo jetable), et c’est moi qui suis au volant ! Elle n’était pas en état de marche, nous l’avions poussée tous les deux à la main…
Autres sources
Trois images d’un amateur qui a croisé la voiture sur son chemin
Cette R5 à deux moteurs, un moteur de R5 Turbo central et un moteurde R5 Alpine à l’avant,elle a donc deux boîtes de vitesses synchronisées par les leviers de vitessegrâce à un caténaire de création de Léotard bien entendu !
Moteur Avant
Moteur arrière
Les deux leviers de vitesses, Merci à Thierry Parent du Team ZS pour avoir retrouvé et scanné ces 5 photos d’une époque où il s’est vraiment donné pour la difficile conception de cette voiture extraordinaire. Il était vraiment heureux d’avoir contribué à un certain nombre de voitures de Léotard, de les avoir construites et pilotées. Aujourd’hui en 2019, Thierry Parent est décédé, j’ai eu la chance de le rencontrer une fois à Montlhéry, il m’a donné beaucoup d’infos et d’images mais il nous a quitté vraiment trop tôt.
En arrière plan d’une photo du Mercedes 280 GE Café de Colombia n°317 du Paris-Dakar 1988, certes de mauvaise qualité…
Parue dans la voiture ancienne n°5 aux côté du Peugeot P4 Pompier 6×6 de Christian.
La triste fin de la R5 Turbo 2 à 6 roues (photo et vidéo de Christian de Léotard – 2013)
Les maquettes
La Renault 5 Turbo à 6 roues Ce modèle existe en miniature !
Version Miniroute (05/11/2006)
Version Circuit 24
La version de mon ami Alexandre Martin, c’est lui qui l’a conçue, elle était à vendre à une époque, je ne sais pas sous quelle marque. En tout cas, Christian de Léotard lui en a commandé 10, Alexandre lui à livré, et Christian ne les a jamais payées… Christian les a fait grossièrement, voir les photos ci-après… Alexandre avait pris soin de faire des photos, même du paquet. Il a vraiment été déçu à l’époque… C’est le mauvais côté de Christian, il ne payait pas ses factures.
Ces dessins viennent de Christian de Léotard mais je ne sais pas de qui ils sont. Admirez deux illustrations du projet R5 6×6.
J’ai eu ce que je considère comme un beau cadeau de sa part, un dessin grand format sur calque, un peu abîmé soit, mais admirable. Serait-ce l’original de ce qui suit ?
Cette lithographie était en vente au Musée Automobile de Mougins (06) en mai 2007,dans la boutique du Musée. Elle est réalisée sur du papier CANSON format A3. La R5 est numérotée n°177/250 et signée Corinne de Maruy (?). Merci à Jean-François Schlosser (Jeff Jeff) pour ses beaux scans. (10/03/2008)
Une autre vue d’artiste, beaucoup plus récente (2019) de sklobeton.studio, un artiste plutôt orienté jantes, voir son instagram
Et pour les enfants
Un des fils de Stéphane à ressorti la collection de Pif de son père, il a laissé traîner ce journal sur la table, ouvert à cette page… Quel hasard qu’il ait regardé ! Comme quoi Christian de Léotard était connu en son temps !!!
Parce que vous vous posez beaucoup de questions à ce propos et qu’en fait moi aussi je m’en pose
Parce que certains d’entre vous m’ont déjà apporté certaines réponses
Parce que j’ai déjà fait cet inventaire sur mon ordinateur, mais que j’ai encore des interrogations
Parce que peut-être qu’avec plus de monde on trouvera d’autres réponses
…..
Je vous propose ce petit inventaire. Je ne mettrai qu’une photo par modèle, et un commentaire à côté.
Je publierai cette page au fil de l’eau, je ne la termine pas aujourd’hui, ni demain !
Si vous connaissez des dates, des anecdotes, des détails, je vous invite à me laisser des commentaires à la fin de cette page, ou à m’envoyer un mail à l’adresse en fin d’article, merci !
Utilisez le numéro de référence au début de chaque nom.
N’hésitez pas à cliquer sur les images qui sont très petites !!
Année
Nom
Photo
Commentaire
1987
-01- 205 Stock Car 6×2
.
Faite pour une pilote féminine, Chantal Tirel en stock-car à Bercy en 1987 – Détruite
Production 2 à 5 véhicule / jour Coopération avec Chausson qui a réalisé les transformations. Je ne sais pas combien il en reste ? À noter que certains c15 6 roues pick-up sont de conceptions artisanales et que la société Gruau en a fabriquées aussi mais pour ceux-ci je suis incapable de dire si la base du châssis cabine était un Chausson ou totalement modifiée par Gruau (Merci Monsieur Buron) Si vous en voyez prévenez moi ! 101 ont été fabriquées !!!
4822 PG 92 Elle a été peinte en noir une journée pour passer dans le journal LUI – Détruite en 2009 Apparaît dans 1 vidéo YouTube en 1986 Mercedes 190 (1982-1993) E 2.0 1996 cm3 122 cv l’immatriculation existe encore…
216 CVP 75 La R5 6×6 (6×2) du Paris Dakar 1980 n°210 Pilote CdL Co-pilote Francis Dumortier Abandon – En restauration
1980
-05- Renault 5 TS
1893 W 94
La R5 6×6 (6×2) qui a été noire, verte, grise et finalement rouge 8774 YC 14 A priori elle serait restée à l’abandon dans un camping (du 14 ?) pendant 6 ans, achetée à l’ancien collaborateur de CdL avec les plans de fabrication avec la voiture ainsi que son historique, puis revendu à Cathy Garnier – En décrépitude à Jalogny (71)
12 BKS 75 LA R5 Turbo 6×6 Moteur R5 Turbo et R5 Alpine, 2 Boites de vitesse – Détruite, brûlée en 2003, sa carcasse est toujours dans le garage. Apparaît dans 2 vidéo YouTube en 1986 et 1987
1984
-07.1- Mercedes 190 GE 5.0 Châssis 280 GE
2647 ML 92 Elle a été blanche avec le n°86, pour quelle course ? 3 mois avant le Dakar ?
1984
-07.2- Mercedes 190 GE 5.0 Châssis 280 GE
2647 ML 92 La version Dakar 1985 « Léopard » Elle aurait été construite en 3 mois avant le Dakar… Pilotée par Jaussaud, abandon à la première spéciale africaine
1986
-07.3- Mercedes 190 GE 5.0 Châssis 280 GE
2647 ML 92 La version Dakar 1986 « OMNI » Pilotée par CdL, il a fait une chute de 8 mètres dans le désert du Ténéré du haut d’une dune Restée à l’abandon dans le garage Sabatier, jusqu’en en 2015 où elle est rapatriée par CdL – En restauration Apparaît dans 1 vidéo YouTube en 1986
????
-09- Mercedes 280 GE Pickup bâché 2 portes
immatriculation ? Version kaki –> Girafe ?
????
-10- Mercedes 280 GE Pickup 4 portes
6845 MW 92 Pas d’info, 6×6, 6×4 – Non retrouvé
1986
-11- Mercedes 280 GE 4 portes solide vitré
6845 MW 92 Version Personnelle Grise de Christian de Léotard -Non retrouvé Apparaît dans 2 vidéos YouTube en 1986
????
-12- Mercedes 280 GE 2 portes
5073 MW 92 Pub Home Salon Version 1 -Non retrouvé
????
-13- Mercedes 280 GE 2 Portes
5875 MW 92 Pub Home Salon Version 2 Rallye de Tunisie n°228 A. MOQUET C. MARCOZ I. SAURY -Non retrouvé
1988
-14- Mercedes 280 GE 2 portes
5073 MW 92 Café de Colombia n°317 Paris-Dakar 1988 Francis Mare Pascal Raimbaud Bernard Gauthier -Non retrouvé
1986
-15- Mercedes 280 GE 2 portes
5073 MW 92 Elysée Matignon Rose n°512 -Non retrouvé Apparaît dans 1 vidéo YouTube en 1986
1985
-16- Mercedes 280 GE 2 portes
6845 MW 92 Lui – Le Zèbre, Paris Dakar 1985 n°203 Gérard Planson et son fils L Planson -Non retrouvé
????
-17- Mercedes 280 GE 2 portes
???? Vitadine Marqué I. SAURY -Non retrouvé
1986
-18- Peugeot P4 2 portes
5073 MW 92 Autovox n°244 Paris-Dakar 1986 Confirmé N. DE LABRIFFE C. DEVOYON -Non retrouvé
1987
-19- Peugeot P4 2 portes Pickup
1559 W 92 Pompier Citerne 1600 Litres d’eau -Non retrouvé
????
-20- Mercedes 280 GE de Chasse
Christian m’avait parlé qu’il avait construit plusieurs Mercedes G 6×6 pour les Emirats Arabes, je crois que celui-ci est de sa facture. -Non retrouvé
????
-21- Traceur
Il avait construit ce traceur pour la DDE, il y a quelques photos et peu de renseignements. Système vidéo et laser à direction automatisée pour la peinture de la route. -Non retrouvé
1977
-22- Range Rover
British Leyland Division Militaire. CdL Travail sur le Range à 2 essieux arrières suite à la session de son brevet. -Non retrouvé
1977
-23- Range Rover Radio Alger
Sur commande, réalisation d’un Range Rover équipé pour Radio Alger -Non retrouvé
????
-24- Rolls Royce
7757 MK 92 4 roues pour une belle Rolls Royce qu’il voulait avec l’eau courante à bord. Je ne sais pas si elle l’avait ! C’est lui qui l’a fabriqué, à partir de 3 Rolls Royce trouvées à la casse, il en a refait 2 et revendu 1 ! CdL m’avait montré son emplacement, allez savoir si elle y est encore…
1985
-25- Estafette Renault 6 roues
Je soupçonne CdL d’avoir participé au film Le téléphone sonne toujours 2 fois avec une Estafette Renault à 6 roues qui ne fait que passer vers la fin du film, un truc trop dingue, dans son genre… J’ai trouvé une autre photo d’elle C’est pas un fake Elle est restée garée dans Paris pendant des mois, elle pourrissait, puis elle a disparue.
1983
-08.1- Mercedes 300 GD Pickup 2 portes
4332 WW 92 6×4, Il a appartenu à Claude Briand, pilote du 280 GE du Dakar 1984 avec CdL Apparaît dans 1 vidéo YouTube marqué FULMEN en 1986 –> 352 ?
1984
-08.2- Mercedes 300 GD Pickup bâché 2 portes
786 EPK 75 – 6×4 Paris Dakar 1984 n°352 Pilote Claude Briand Co-pilote CdL Abandon. –> Girafe ? Merci Jeff Dakardantan pour la confirmation de l’immat et du 300 GD.
1985
-08.3- Mercedes 300 GD Pickup bâché 2 portes
5073 MW 92 – 6×6 Paris Dakar 1985 n°439 Girafe Alain Kalvas, Jean-Claude Bouchou, Arrivé 24ème – Non retrouvé, aux dernières nouvelles (CdL) il était dans un garage à Lille, il devait venir à Versailles mais ça trace s’est perdue… 300 GD ça confirmerai celui de 1984, merci Jeff Dakardantan
…
d’autres véhicules peut-être ??? Contactez moi pour corriger les erreurs de cet article, indiquez le numéro de la voiture, merci, sur marc@sixmania.fr !
De source sûre, je sais qu’il existe une deuxième Renault 5 Turbo 6×6 à Paris mais qui n’est pas de CdL, il me l’a juré et je le crois. Si vous savez des choses, n’hésitez pas à me contacter sur marc@sixmania.fr
Pour les C15, si vraiment on les retrouve tous, je les noterai ici :
1 Commune de Pontivy (56), merci Maxime
1 Commune de Biarritz bleue et grise, merci Michel
1 au garage Sabatier Zèbrée, très belle
Finalement pas de lui, il a quand même participé au montage à sa manière.
????
CX Bagagère Tissier
2778 NX 93 CdL Disait qu’il l’avait construite, mais… non ! La Cx 6 roues 4 portes blanche et bleue est une modification des ateliers Maillet de Choques. La transformation en camping-car a été réalisée sur la base d’une CX ambulance récupérée chez son grand ami Pierre Tissier, Mr De léotard n’en a été que le propriétaire (Merci Monsieur Buron)
????
-25- SM Plateau 10 roues Tissier
71nn xx nn C’était le client de Pierre Tissier. Il en a été le co-auteur dans le sens où il a tenter d’aider à la construction, mais ça c’est pas très bien passé… J’ai toute la véritable histoire de cette auto bien au chaud ^^ Je ne m’étend pas. -Restaurée chez Jean-Michel Gallet, Garage SM2A depuis Retromobile 2020 !
Ca fait presque 60 ans que j’écoute la radio Europe1 sur les grandes ondes d’abord, puis sur la FM depuis les années 1980. Dans ma jeunesse j’étais déjà captivé par Albert Ducroc qui était le consultant scientifique de la station, c’est lui par exemple qui avait commenté le premier alunissage du LEM le 21 juillet 1969, je m’en souviens bien, mon papa avait allumé la télé et on écoutait Albert Ducrocq en même temps sur le poste de radio réglé sur Europe n°1.
Les années ont passées, Albert nous a quitté en 2001 et est arrivé sur la FM le sujet du jour sur SixMania, j’ai nommé : Alain Cirou.
Le jour où il est arrivé sur les ondes, autrement dit, le premier jour où j’ai entendu parler de Monsieur Cirou, j’ai immédiatement pensé à Christian de Léotard qui m’a toujours appelé Monsieur 6 roues !
Voilà, le ton était donné, j’avais une espèce de « frère » homonyme sur Europe 1, ma radio généraliste préférée, et qui plus est, le Monsieur Sciences, Directeur Général de l’Association Française d’Astronomie, et Directeur de la rédaction du magazine Ciel & Espace.
Je vous encourage à l’écouter, il parle bien, il explique bien, c’est un homme passionné, un des initiateurs de la Nuit des Étoiles.
SixMania, vous le savez, c’est la manie des six roues, oui mais aussi la manie des Cirou !!!
Donc, pour une fois, nous saluerons un homme au lieu d’un véhicule ou d’un objet.
Ce dont je suis sûr c’est qu’entre 1974 et 1977 Christian a fondé la Société LEOTARD qui employait 16 salariés et qui vendait déjà des Range Rover à 6 roues motrices.
C’est entre 1977 et 1978 qu’il travailla 8 mois à la société British Leyland division militaire en tant qu’ingénieur contractuel et qu’il déposa un brevet de Range Rover à 2 essieux arrières (qui lui appartenait).
Une commande spéciale d’un Range Rover 6×6 pour une station de radio algérienne en 1977 réalisée par Christian de Léotard.
Les plans ADPL des Range Rover modifiés
Publicité S.A. de Léotard pour ses Range Rover (Ca ressemble à du Scottorn)
Christian m’avait montré ce document en me disant que c’était sa création.
A priori, si mes souvenirs sont bons, mise au point du 6×6 en Angleterre.Cette dernière photo est française, probablement une de ses conversions. Christian était un homme assez secret sur ses réalisation, et malgré tout le temps que j’ai passé avec lui, je sais finalement assez peu de choses…
Entre les abandons et les mises hors course, 19 concurrents manquent déjà à l’appel de la première spéciale africaine en direction d’El Golea. Parmi eux le cosmonaute Jean Loup Chrétien privé de camion d’assistance.
Crevaison pour Ickx, fuite d’huile pour Auriol, mise hors course de Darnche, les favoris ne sont pas à la fête.
Domination outrageuse des écuries allemandes, BMW chez les motos et Porsche chez les autos.
Dans un Ténéré moins hostile que lors de l’édition 83, un léger vent d’est donne des ailes à BMW et Porsche qui signent des triplés retentissants entre Dirkou et Agadez. On se demande de plus en plus si le rallye n’est pas en train de prendre le pas sur le raid.
Fin de ses espoirs pour Ickx victime d’une sortie de route au Niger, qui lui coûte trois heures.
En moto, Auriol talonne Rahier au Général.
La caravane du Dakar quitte le Niger pour la Haute Volta. Lors de l’étape de liaison, tous les leaders ont frôlé la catastrophe. Rahier, Auriol puis Metge ont heurté des vaches.
La journée est aussi marquée par les problèmes de formalité lors du franchissement de la douane Niger-Haute Volta.
Vainqueur de l’étape entre Bouna et Yaokro, Trossat est finalement mis hors course pour cause de comportement déloyal. Il aurait profité des reconnaissances effectuées dans la région par son complice Briavoine.
Tension au sein de l’écurie BMW où Rahier inquiet du retour d’Auriol soupçonne les mécaniciens de favoriser les desseins du Français.
Mais entre Kedougou et Dialakoto, Rahier reprend dix minutes décisives.
Exploit dans la spéciale de Koupetoum de Lacaze, au volant de sa Citroën Visa. il s’impose devant les deux Porsche de Kussmaul et Ickx
Succès complet pour les firmes allemandes Porsche et BMW qui s’imposent dans les deux catégories avec l’équipage René Metge-Dominique Lemoyne et le pilote moto Gaston Rahier.
Arrivée du Mercedes de base, son atelier de l’époque était dans une péniche parisienne…
Quelque part, c’était mon maître des voitures à 6 roues, une espèce de père spirituel bourré d’idées.
Depuis l’an 2000, j’avais fait une page Internet sur ses voitures et c’est grâce à ça que nous nous sommes rencontrés, un jour de semaine, sur les quais de Seine, devant le Batophare, à Paris.
S’en est suivi une belle amitié, pas toujours très heureuse, mais bon, nous avons toujours gardé le contact.
Sur cette photo, il est d’ailleurs dans mon jardin, à l’occasion d’un barbecue avec sa compagne et ma femme.
Il m’appelait « le roi des 6 roues » et me remerciait souvent de lui faire de la publicité gratuite, et que ce soit pour oto6 ou pour SixMania, il me faisait lui aussi beaucoup de pub.
Mais aujourd’hui c’est fini, il nous a quitté et nous continuerons le voyage en voitures à 6 roues sans lui.
Bon repos Christian.
Vous retrouverez dans le site tout son parcours automobile, ces modèles et quelques détails d’importance de sa vie.
Tempête de neige avant la tempête de sable lors du prologue de Cergy-Pontoise.
Un drame se produit dans la liaison vers Sète où le motard japonais Yasuo Kaneko est tué par un chauffard.
L’Agérie est impitoyable. Pescarolo et Jean-Louis Schesser sont contraints à l’abandon.
Honda et Porsche dominent ce début de rallye.
Rahier et Bacou chutent dans le même trou. Le Belge s’en tire mais le Français victime d’une fracture de la jambe, quitte le rallye prématurément. Coup double pour Neveu qui en remportant la spéciale prend la tête du classement.
Porsche est irresistible et même si la route est encore longue, l’écurie allemande repousse chaque jour un peu plus la concurrence. René Metge et Jacky Ickx creusent encore l’écart.
54 motos et 141 autos et camions ont réussi à atteindre Dirkou.
A Agadem, Nicole Bassot reste la seule femme encore en course à moto, après la chute et l’abandon de Véronique Anquetil.
Une nouvelle fois sur la piste d’enfer entre Tahoua et Talcho, ce sont les diables de pilotes transalpins de » Honda Italie » Alessandro De Petri, Edi Orioli et Andrea Balestrieri, qui ont été les plus rapides. Hubert Auriol, l’un des favoris sur sa Cagiva abandonne, moto cassée et épaule luxée.
La tragédie. Le mardi 14 janvier 1986, vers 19 heures, un terrible accident d’hélicoptère emporte le guide du Dakar, Thierry Sabine ainsi que les quatre personnes qui l’accompagnaient. Le chanteur Daniel Balavoine, la journaliste Nathaly Odent, le pilote François-Xavier Bagnoud et le technicien radio Jean-Paul Lefur et Thierry Sabine ont disparu à quelques 8 kilomètres de Gourma-Rharous, sur les bords du Niger.
L’équipe de TSO, réunie à Bamako par le bras droit de Thierry Sabine, Patrick Verdois, décide que la course doit continuer.
Le coeur n’y était plus pour les rescapés mais la course a repris.
Le parcours final est modifié par Patrick Verdois.
Troisième victoire de Metge et quatrième de Neveu. Ils totalisent à eux deux pas moins de sept succès dans cette épreuve.
Vismara-Minelli sur leur Unimog Mercedes sont les vainqueurs inattendus de la catégorie camion.
Triplé Honda en moto avec derrière Cyril Neveu, le Français Lalay et l’Italien Balestrieri.
Doublé Porsche avec Metge-Lemoyne et Ickx-Brasseur.
En reprenant mes courriers très en retard sur mon ancien site, j’ai retrouvé une photo de cette Mercedes 190 OMNI 6×6 de Léotard qui dort depuis 1986 dans le Garage Sabatier à La Motte 03460 Aurouer