Pour le Burning Man 2010, Bruce Tomb rêvait d’avoir une voiture volante. Je vais tenter de vous décrire l’interprétation satyrique de Bruce Tomb à propos de Maria Del Camino. En traduction littérale, on aurait Marie Du Chemin. Mais en réalité c’est Marie la Sainte, et il y a un certain nombre d’églises sur cette planète qui se nomment Maria Del Camino. Je ne sais pas comment c’est tombé dans l’oreille de Bruce, mais il a décidé de se construire une voiture volante, à partir d’une Chevrolet El Camino de 1959, le raccourci était facile !
Chevrolet El Camino de 1959
Après quelques réflexions, il adaptera la Camino sur une pelleteuse hydraulique à chenille pouvant être actionnée manuellement depuis la benne ou à distance via un smartphone. Son atelier est a Oakland, Californie.
Chaque année, Bruce s’efforce d’apporter un changement significatif dans ses capacités. La première année, elle a été montée sur une pelle hydraulique à chenilles et a rampé à 3 km/h. Elle a fait ses débuts à Burning Man en 2010. Elle est électrique !
La deuxième année, elle a pu faire de la gymnastique comme se tenir debout verticalement et ‘voler’ à 2,74 mètres au-dessus de la terre.
La troisième année, je n’ai pas bien compris, un GPS particulier à été installé.
La quatrième année, elle a pu être pilotée avec un smartphone.
Depuis, elle a été stockée dans un entrepôt secret car Bruce Tomb est passé à d’autres aventures artistiques.
Avec l’aide de nombreux amis et au cours de nombreuses années, elle a été percée de dizaines de milliers de trous, rendant ce qui restait de la carrosserie plus éphémère et créant une image pixelisée de la fausse Maria/Machine Man du film Metropolis de Fritz Lang.
Pendant 4 ans elle a évoluée dans Burning man, de 2010 à 2013.
Ce véhicule en forme d’œuf de la fin des temps vous donnerait une chance de survie en toutes saisons sur la planète entière. De 8 à 12 roues suivant les modèles, plusieurs versions ont été pensées.
Le Nomad est équipé de panneaux solaires, de pièges à brouillard qui extraient l’eau de l’air, d’une serre avec un réacteur à algues et d’une coque en aluminium facile à entretenir.
Il serait capable de soutenir trois à quatre personnes.
Cette bizarrerie nous vient du designer Mario Pitsch . Pour un avenir où le réchauffement climatique nous aurait transformés en nomades.
« Avez-vous besoin d’une voiturette de golf amphibie à 6 roues ? »
C’est la question que de nombreux visiteurs et journalistes se sont posés en voyant l’un des véhicules exposé au salon de Detroit de 2010 sur le stand de la société Coréenne CT&T…
En effet, cette entreprise historiquement spécialisé dans la voiturette de golf électrique faisait sensation en présentant 3 concepts qui sortaient du cœur de métier de ce petit constructeur.
Il y avait la « C-Square », petite sportive électrique, « l’E-Zone-Plus » mini voiture de ville et le « MAV », revendiqué comme le premier véhicule amphibie électrique au monde… ce qui est inexacte puisque la société Suisse Rinspeed avait déjà présenté la « sQuba » sur base de Lotus Elise en 2008… qui en plus était submersible !
Décrit comme un « véhicule de loisirs récréatif multifonctions » à 4 places, il devait se mouvoir à 90 km/h sur route et à 9 km/h dans l’eau.
Sa garde au sol de 200 mm associée aux 6 roues motrices pouvait lui garantir de bonnes capacités en tous-terrains.
Son prix était semble t’il aux alentours des 50000$.
A priori, le MAV n’a pas vraiment convaincu beaucoup de monde lors de sa présentation car le communiqué de presse était approximatif et truffés d’erreurs de traduction, il y avait bien une vidéo montrant l’engin en action prouvant ainsi qu’il était fonctionnel… mais…
Mais depuis plus rien… alors coup de pub ? Bluff ? Virage loupé ? …
Le fait est qu’aujourd’hui on ne retrouve plus de traces du MAV, ni des 2 autres voitures d’ailleurs… et sur le site de CT&T, il n’y a toujours que des voiturettes de golf…
Il y a un pays sur cette planète ou l’on trouve au m² un nombre impressionnant de véhicules hors-normes jouissant d’une totale liberté de circuler.
Souvent uniques, parfois extravagant, ces engins transformés ou totalement fabriqués sur mesures font le bonheur de leurs propriétaires rivalisant d’invention pour se démarquer de son voisin… qui dés qu’un autre a fait mieux, s’empressent de remiser le précédent véhicule pour en obtenir un encore plus plus plus… et ainsi de suite…
Cela peut paraître futile et inconvenant surtout au regard des sommes dépensées pour cela, mais ça se passe ainsi aux Émirats Arabes Unis !
Ce petit état du Moyen Orient de 84000 km² et 9,3 millions d’habitants concentre l’une des plus riches populations au monde principalement grâce au pétrole. C’est souvent autours d’Abu Dhabi et Dubaï que ce passent les événements automobiles.
L’une des principales passions de ces émiratis fortunés est de passer un moment dans le désert à « jouer » dans les dunes, souvent en groupes, « s’amusant » à organiser des compétitions de grimpes et de franchissements pour comparer leurs aptitudes au pilotage mais aussi (et surtout ?) se montrer et épater la galerie…
C’est donc dans cette optique que le Sheikh Hamad Bin Hamdan Al Nahyan (alias le Sheikh arc-en-ciel) et membre de la famille royale d’Abu Dhabi, c’est fait construire deux SUV Nissan spécialement équipés pour ces randonnées dans les sables.
Il est de notoriété que le Sheikh Hamad Bin Hamdan Al Nahyan est un très très très grand amateur et collectionneur automobiles tous azimuts ! Voir sa collection
Là, il s’agit de Nissan Patrol longs aux spécifications UAE, versions indisponibles en Europe.
La transformation de ces tous-terrains porte essentiellement sur la transmission aux roues :
Il s’agit de rajouts de roues motrices sous forme de boggies permettant ainsi à ces autos de ne plus avoir de porte-à-faux et permettant donc tous les angles d’attaques de pente… le rêve pour un 4X4 !
Le Patrol « Black spider » (ou Araignée noire) :
Il dispose d’un boggie à l’avant qui peut, par un ingénieux système hydraulique, basculer d’avant en arrière donnant ainsi plusieurs dispositions en fonction du terrain abordé ou du look désiré…
Le boggie à 3 positions :
– Standard 6X6
– Relevé avant 6X6 pour mieux attaquer la pente
– Relevé arrière 4×4 pour le style… (la motricité des 2 roues AR du boggie sont alors déconnectées)
Le style ? Et oui, dans la démarche du concept, le Sheikh fan des exotiques voitures de prestiges américaines Zimmer, (fausses répliques assez kitch des autos des années 30) désirait qu’il y ait un parallèle visuel entre son Patrol et le panorama esthétique d’une Zimmer…
C’est pour cela qu’en 4×4, les secondes roues du boggie viennent se loger dans les ailes avant, singeant alors les roues de secours logées à ce même endroit sur les Zimmer… il fallait y penser…
Aussi, de nombreux accessoires chromés, la double calandre, les pneus à flancs blancs et le motif cannage renforcent cette similitude.
Le Patrol « White spider » (ou Araignée blanche) : A l’instar du précédent, il dispose du même dispositif de boggie, mais cette fois à l’avant et à l’arrière, ce qui en fait un 8×8 pouvant faire des manœuvres tous-terrains difficiles en marche avant et arrière !
Ici les boggies ne sont pas basculants et une commande permet de choisir 8×4 ou 8×8.
Le style, bien que proche du Black spider, est ici plus mesuré et donne plutôt dans le vrai baroudeur de luxe. Lire l’autre article Sixmania sur le « White spider »
Au-delà de l’image totalement frimeuse de ces engins, techniquement l’idée est bonne et certainement très efficace !
On peut aussi noter la belle qualité de réalisation, il faut dire que le client paye royalement et les nombreuses sociétés locales qui s’occupent de ce genre de transformation savent bien à qui elles ont à faire…
Infos techniques :
– Moteur : V6 4,8l essence
– Puissance : 245ch
– Couple : 400Nm
– Boite de vitesse : manuelle 5 ou automatique 5
– Poids : 2700/2900 kg environ