La Renault 5 Alpine à 6 roues de Christian de Léotard

Jusqu’à preuve du contraire Christian de Léotard à construit 3 Renault 5 à 6 roues :

La deuxième Renault 5 transformée par Christian de Léotard à 6 roues était une R5 Alpine, elle sera préparée pour le Paris Dakar 1980.

Christian de Léotard sera le pilote et Francis Dumortier, le co-pilote. Voir la fiche de Dakardantan.com

Ca faisait longtemps que je cherchais plus d’informations sur cette période de la vie de Christian de Léotard et l’idée de retrouver Francis Dumortier m’avait plusieurs fois traversé l’esprit.
En réalité Francis Dumortier est venu tout seul sur Sixmania.fr et il nous a laissé un commentaire sur la page de la R5 TS à 6 roues (la mauvaise page). J’ai mis longtemps à comprendre qui il était et après avoir enfin compris, je lui ai écrit, et aujourd’hui je peux enfin vous raconter la véritable histoire de la R5 Alpine 6×6 du Dakar.

Vers novembre 1979 Christian de Léotard appelle Francis Dumortier, il a trouvé un sponsor, HiFi Marantz pour lequel il souhaite inscrire une R5 Alpine au Dakar. Francis a déjà une « relative » connaissance de l’Afrique, des courses enduro et des 4×4.

Je laisse Francis nous raconter la suite :

Une R5 de direction noire (5000 km) a été achetée chez RENAULT Rue de la Pompe en novembre pour 50 000 F. Etant sur l’aspect financier, le budget global financé par le sponsor est d’environ 170.000 Francs. Ceci couvre les investissements : la voiture et un Land Cruiser BJ 40 d’assistance, et l’ensemble des frais. Une belle équipière sur le Land apporte 10 000 F pour participer à l’aventure. Ce Land se mettra un jour « sur le béret », la question restée sans réponse aura été : « Où regardait le pilote ? ».

Francis Dumortier
10514213_10152446106494032_3749876701083989217_o

« Menée à son garage à Colombes, la R5 est mise sur cales. En environ 3 semaines, la nuit principalement et les week-ends, à nous deux nous transformons l’auto en 6×6. Je me souviens des plans dessinés par Christian, sur lesquels il jetait toujours un oeil. Je travaillais sous son contrôle. Je démonte la boîte 5 rapports. Remontage d’une boîte 4 avec boîte transfert pour sortir vers l’arrière. Pour la carrosserie, l’Arrière de la R5 fut découpé en arrière de la roue. Une autre R5, découpée elle en avant de la roue, est soudée à la première. Et on a 3 roues sur chaque côté ! Et on renforce partout.
Installation d’un pont classique SINPAR sur le dernier essieu. Pour l’intermédiaire, Christian a déposé un brevet pour modifier le pont SINPAR avec une entrée et une sortie.C’est ça qui a pris du temps. Le 6 x 6 sera permanent.
Je passe sur le reste… l’échappement, les sièges, la peinture, etc. Il était sensible à l’aspect, la frime. J’avais honte de l’échappement sur le toit pour faire du désert.
Notre passage au contrôle a lieu demain, tout semble prêt !
On descend l’auto des chandelles, ça démarre, et Christian au volant, tourne à droite pour sortir du garage. Et la voiture s’arrête ! En effet on a remonté les suspensions et en tournant à droite, le cardan mâle sort de la femelle. On demande aux vérifications de retarder notre horaire de passage. On serre les fesses car on sait déjà que les papiers ne sont pas bons, qu’on n’a pas vraiment eu le temps de faire un essai minimal. Si en plus on n’arrive pas au Trocadéro, on est très mal…
Jamais je n’ai vu Christian désespéré ou doutant. Bel exemple de volonté inébranlable !
On remet l’auto sur cale, on coupe et on manchonne !
La brasure faite à Colombes sera notre seul incident mécanique pendant la course (dans le Sud algérien). »

« Le fait est que nous nous retrouvons au Trocadéro avec tous les autres. Et c’est folklo ! Parmi les plus notables, j’y retrouve Yves BELLEVILLE, journaliste que j’ai connu en 1977 lors d’un Paris / Bagdad AR, au mois d’août, moi sur une BMW 100/7. L’inconscient s’est inscrit avec une 2CV Fourgonnette, sur laquelle est montée à l’envers une boîte pont, activant les roues Ar. Le passage de 4×2 en 4×4 prend au mieux un quart d’heure. A Bamako, cette voiture quasi-épave, au châssis archi plié façon chewing-gum sera vendue par moi à un coopérant français. Pour l’instant il s’aperçoit que tous ses pneus sont à plat et je dois l’emmener dans une station-service de l’Avenue Paul Doumer pour avoir des roues en état ! Le départ n’est pas évident. Certains ont déjà perdu, qui ses papiers, qui les clés, qui ses sous, qui un équipier… De toutes façons au moins 10 % des inscrits ne prendront pas le bateau, pour les raisons ci-dessus auxquelles s’ajoutent les accidents, car certains croient que la course commence à Etampes ! »

Francis Dumortier
En haut la R5 Alpine du Dakar, en bas la R5 TS 6×2, toutes deux ont été confiées plusieurs fois à la presse automobile de l’époque.
Nouvelle photo plus grande que celle de la couverture juste au dessus (04/02/2018)

Départ du Paris-Dakar 1980 au Trocadéro, en face de la Tour Eiffel à Paris

La R5 Alpine est juste en bas de l’escalier de gauche (vu du bas). Toutes les photos qui suivent viennent du site dakardantan.com  Un énorme merci à Jeff pour sa coopération.

1236456_10201805023074894_503289001_n
1936251_10209639465805723_1336736488976884470_n
Photo Alain Bouillot
Photo José Lourseau, a droite on voit Christian de Léotard
13244850_10206302185181136_3375947707941667410_n

La seule photo qui réuni les 2 R5 de Léotard au départ du Dakar, avec la TS au premier plan et l’Alpine au fond à gauche. Photo dakardantan.com

photo Stéphane Coignard – J’étais au départ, jardin du Trocadéro

Le Prologue du Dakar 1980 à Olivet, près d’Orléans.

Photo Alain Bouillot
Photo Alain Bouillot
chrstian-de-leotard-paris-dakar-1980-r-5-6x6
Photo Christian Sandron

La course du Paris-Dakar 1980

« Pour parler du trajet, tout va bien pour nous. La 6×6 va très bien sur la neige de la RN20. Elle roule droit et freine au poil ! Par contre les motos, ouille ! Et les 4×2 en travers.
L’arrivée à Toulouse est triomphale. Nous sommes reçus en grande pompe à la Succursale RENAULT, avec les frères MARREAU évidemment.
L’arrivée à ALGER la blanche est merveilleuse, mais tant d’autres l’ont si bien décrite.
Direction Sud Est vers BOUIRA (Usine Camions SONACOME) où la restauration sera fortement alcoolisée.
Puis la première spéciale, découverte du désert et du chrono. L’anecdote sur laquelle ne pas passer : deux braves garçons un peu allumés sont inscrits au volant d’une R12 Gordini, étrangement sponsorisés par DUREX. Leur voiture est couverte d’auto collants à la dimension de cet équipement. Il y en a partout sur la bagnole. Nous sommes en 79 et l’usage du préservatif présente à l’époque un côté désuet, voire ridicule. On ne connaît pas le SIDA !
Ils font vrombir le moteur avant le départ d’une spéciale un peu longue, comme s’il s’agissait d’un kilomètre départ arrêté. Et puis à 100 M de là, ils n’ont pas vu un petit monticule de terre, tels que fréquents en Afrique (20 cm) et ils freinent à fond, l’auto se met en travers et ils font au moins trois tonneaux. Cela a pour effet de calmer les ardeurs de certains. »

Francis Dumortier

« Nous passons, Ghardaia, puis le Sud et un jour vers 16H00 le fameux manchon brasé pète. Pas un rat dans l’alentour. Christian démonte. Arrive un Break 504 conduit par un local en djellabah. Il a comme passager un motard sonné dont la moto gît à l’arrière. Je prends les deux pièces rompues et je monte avec lui. La nuit tombe assez vite. Le local navigue au radar. Puis nous arrivons dans un bourg de 5 maisons. Il me fait rentrer dans une cour où plusieurs hommes sont autour du feu à boire le thé. Il leur explique, on m’offre un thé, on me prend les deux pièces et ils vont refaire (sans outil) la brasure.

Pour moi c’est de la magie ! Leur intervention tiendra tout le reste du parcours. J’ai beaucoup de respect pour l’expression « Travail d’arabe ». Dans d’autres occasions je pourrai vérifier les merveilles dont ils sont capables.
Et la 504 nous ramène vers 23 H ou minuit, ou plus tard. Le temps ne compte plus, à la R5. Christian remonte et on repart.
On rencontre peu de concurrents dans une journée, car la piste avant l’Afrique Noire est très très large. Le parcours de Reggane à Borj Moktar fait plus de 800 Km. C’est du sable, et le sable ça prend la puissance. On a du mal à dépasser 90 km/h. De plus, le moteur chauffe. Pour réduire la température moteur, je mets le chauffage. Et on doit rouler vitres fermées. A l’intérieur on a l’impression de vivre dans un aspirateur. La voiture se remplit de latérite. Christian est inquiet de ne voir personne. Je dois le rassurer et finalement il se calme.

Je lui montre sur la piste les cairns qu’il peut voir sur le road book.
La nuit on retrouve quelquefois un groupe. Par exemple les scooters Peugeot 50 cc. La marque avait engagé 5 scooters je crois avec au guidon des pros du cross et de l’enduro. Et en assistance deux Land Rover 109, dirigés par H. PESCAROLO. En fait les pilotes se sont très vite rendus compte qu’une roue de scooter se bloque dans 10 cm de sable. Donc, ils prennent le départ, et avancent tant qu’ils peuvent. Arrivent les deux Lands et dans un endroit discret (il y en a beaucoup dans le désert), les scooters et les pilotes montent à l’arrière. Ils redescendront avent l’arrivée. Tout le monde le sait, mais tout le monde s’en fout. Ce n’est pas une concurrence.

On rencontre des gens devenus célèbres plus tard : Nicolas HULOT qui fait un reportage France Inter pendant le rallye, les trois frères D’ABOVILLE sur des 125 KAWASAKI. Les motos et les pilotes sont vert cru, couleur de la marque. On les surnomme « les grenouilles ». Ils seraient peut-être plus à l’aise dans l’eau.

Nous n’aurons pas vraiment d’incidents jusqu’à Dakar. Par contre les autres oui. Entre autres René METGE avec son camion LEYLAND qui a cassé le châssis, réparé « à la locale « à GAO, avant de prendre le bac, toujours objet de palabres et négociations, visant à hausser les prix avec la nuit.
A BAMAKO, nous sommes hébergés par RENAULT à l’hôtel de l’Amitié. On est environ 7 ou 8 dans une chambre, je dors sur la moquette, laissant les deux lits à des salariés de la marque. Le profond sommeil est interrompu quelquefois par des nanas locales venant proposer « l’amour qui passe » à des occupants de la chambre. Quelque fois ça marche, mais heureusement c’est rapide ! L’amour passe très vite !

Nous sommes restés au moins deux nuits à Bamako car la Direction du Rallye a neutralisé l’étape vers KAYES en raison d’une piste totalement impraticable. »

Francis Dumortier

« Nous en profitons pour répondre à l’invitation des garages « La Manutention Africaine », qui représente RENAULT. Nous sommes reçus par le Directeur à qui je demande le service de faire nettoyer un peu notre intérieur. Il appelle un employé pour effectuer ce « dépoussiérage ». Pas démonté, le brave garçon ouvre grand les deux portes et envoie la lance à incendie. C’est le Niagara dans la R5. Toute la partie basse de la coque est pleine d’eau jusqu’au niveau des portières. Pas de problèmes ! Il prend un clou à chevron et un gros marteau et perce quelques trous dans le plancher. L’eau s’évacue. Quand on part bien, autant continuer : pour boucher les trous, il passe avec un gros pinceau à papier peint, du goudron pris dans un fût de 200 L, et colle dessus du papier journal en guise de tapis. Ce sera l’empreinte de la voiture. Du goudron coulera encore quand la voiture sera exposée au Salon du Son et de la HiFi à Paris plusieurs mois après.
Il est décidé que le rallye prendra le train. Les véhicules seront montés sur des wagons plateau et brélés avec du gros fil de fer. Et on attend. Un départ est tenté vers minuit, mais le train revient après 5 minutes car problèmes avec la loco. On reste assis sur le plateau à côté de la voiture, qui laisse couler son goudron. Nous devisons aimablement avec notre voisine Corinne KOPPENHAGUE et sa Jeep. On reste là au moins 24 heures, on va au marché, puis finalement on part, après quelques interventions de mécanos du rallye sur la motrice. On roule à 40 à l’heure, mais on a du mal à tenir debout sur le wagon à cause de l’état de la voie. Les arrêts fréquents dans les villages sont sympas. On mange un peu de poulet. »

Francis Dumortier

Le Toy BJ faisait son assistance, le n° 174 piloté par Christian Rodier et Brigitte Mairesse

« Le sponsor déjà très heureux que la voiture soit arrivée là, a déjà demandé -en vue d’expo à venir- à Christian de préserver la voiture et d’arriver cool à Dakar. Donc pas question de faire la boucle de TAMBACOUNDA. L’objectif, c’est la plage à Dakar. Nous y arrivons (avec tant d’autres, hors course). Nous serons hébergés à la caserne proche de l’île de Gorée. Nous restons deux jours à vivre bien et à faire du voilier. La voiture est confiée au transporteur et rejoindra Paris quelques semaines après. »

Francis Dumortier

En voilà une belle photo, la Renault 5 Alpine qui traverse le fameux gué de Kidira, il faut savoir qu’en 1980 c’était un mythe délicieusement monté par Thierry Sabine : « Le gué où l’on ne sait pas la profondeur… ». Il fallait que la voiture puisse franchir ce gué le plus à sec possible, avec une caisse étanche…

Lorsque Étienne Batifoulier (copilote du Range Rover de Nicolas Hulot qui était HS) à vu cette photo, il s’est écrié qu’il était à bord de la R5 avec Christian à ce moment précis !

Ce qui est vraiment sympa dans cette histoire c’est que Étienne Batifoulier s’était retrouvé avec Christian à la manutention africaine à Bamako où il avait demandé au chef d’atelier de réviser et de préparer la Renault pour passer le gué ( le gué où l’on ne sait pas la profondeur…) alors Christian avait demandé si l’on pouvait trouver du blaxon pour étancher la caisse ; « du blaxon ? – Oui enfin du goudron quoi…- Ah je sais patron » le chef d’atelier est revenu avec fut de 200 l de goudron chaud de réfection de route… et on a tous badigeonné le dessous de la caisse, les ailes, tout avec ce goudron…! Et ça été super efficace et étanche…!

Quand Étienne Batifoulier est allé voir l’auto au Musée de Mougins, il a  vérifié : le goudron était toujours là comme au premier jour! C’était bien la bonne voiture, celle du Dakar !

Sur les photos qui suivent, le numéro est rayé, la R5 a abandonné, mais elle continue vers Dakar, et elle y parviendra ! Photos de Christian de Léotard.

Étienne Batifoulier m’avait laissé entendre que Francis Dumortier était reparti à Paris dès son abandon, je lui ai donc posé la question de savoir si il était allé jusqu’au bout…

« Effectivement, j’ai terminé tout le parcours jusqu’à Dakar dans la R5. Mais nous rentrions tranquillement et Christian montrait un juste intérêt pour la communication et les belles photos pour le sponsor.  Le gué de Kidira  et plus tard la très grande plage de Dakar, lieux évocateurs,  furent pour lui l’occasion de photos nombreuses et il offrait volontiers et intelligemment à des journalistes le plaisir de prendre place dans l’auto. Hors course et surtout hors du parcours du rally, Christian voulait faire de l’image. Le gué de Kidira et quelques autres n’étaient pas si profonds. C’était plutôt la sortie un peu raide et très boueuse qui demandait à en sortir avec adresse et un peu de chance. Là était le spectaculaire ! Pour revenir au goudron, ce fut effectivement une erreur de la part de Christian de demander d’étanchéifier le sol. Il avait peur que l’eau ne rentre à flot dans la voiture. Il n’y avait pas plus d’une dizaine de trous, de 5 mm, mais il avait cette lubie en tête depuis le début ; d’où l’échappement sur le toit… Nous sommes repartis ensemble de Dakar à Paris. »

Francis Dumortier

Avant que cette belle dame ne parte finir sa vie dans le Musée de Mougin à Cannes, Christian de Léotard ira s’amuser encore un peu avec, devinez où… au prologue du Paris-Dakar 1981 à Olivet, près d’Orléans.

Prologue du Paris-Dakar 1981 à Olivet

Photo Pascal Kieffer « Telle que je l’ai photographiée à Orléans »
Photo Pascal Kieffer « Telle que je l’ai photographiée à Orléans »

Musée de Mougins à Cannes

Eric nous a envoyé une photo de la R5 en 1985, probablement en retour de chez Lecoq, sans aucun sponsor ni pot d’échappement extérieur. Le musée était fermé ce jour là, et la R5 était positionnée devant l’entrée. Merci beaucoup Eric.

Après le Dakar, la voiture a été restaurée chez le carrossier Lecoq, puis cédée au Musée Automobile de Mougins à Cannes par Christian de Léotard.

Le Musée de l’Automobiliste, Musée de Mougin à été musée a été inauguré en 1984 et fermé le 26 septembre 2008
voir le site : https://didiertougard.blogspot.com/2018/11/voitures-anciennes-les-musees-fermes-6.html Merci Eric pour ces précision qui manquaient à mon article.

Il y a eu un flou dans l’histoire de la R5 Alpine, dans le sens où elle se serait détériorée pendant son séjour au musée et que « quelqu’un » serait passé la récupérer pour la remettre en état. Des bruits ont même courus que l’auto avait été volée, puis Christian m’a expliqué qu’il avait récupéré sa voiture pour la remettre en état lui-même. Il l’a en fait revendu à un collectionneur, qui l’a revendu plus tard au garage 3 S Développement de Colomars.

R5 Alpine CdL
Deux mails de Jean-François SCHLOSSER et de Christian de Léotard m’ont signalés que cette photo de la R5 6×6 du Dakar à bien été prise au musée de Mougins. Christian précise que la photo date de 1981 ou 1982, suite à sa restauration chez Lecoq.
doudou34_1130187908_r5

A priori, voici la R5 6×6 dans le musée, je n’ai pas trouvé d’autre photo à l’intérieur

C’était l’une des premières autos que l’on trouvait à l’extérieur du Musée en arrivant.

vick_j2osm
vick_e5qao
bilmuseum_renault_6x6
R4_6x6
12443012_1291747074175873_907329461_n

Étonnant, non ?

514

A une époque, la R5 Alpine de Léotard a été remisée dans les sous-sols du Musée de Mougins…

513
512
511
510

La R5 Alpine 6×6 a passé près de 10 ans au Musée de Mougins pour en ressortir dans un très mauvais état, un vrai scandale. Le Musée à fini par fermer.

Nous ne retrouverons la R5 6×6 que lorsqu’elle sera revendue au garage 3 S Développement de Colomars.

capture-decran-2016-11-25-13-21-22

Voici la R5 à 6 roues près de son pylône, elle y aurait passé au moins 3 ans…

capture-decran-2016-11-25-13-21-18

Puis un jour, la R5 6×6 du Paris-Dakar a été mise en vente par le garage. Plusieurs clients potentiels ont eu le coup de cœur, mais l’état de la voiture les ont poussés à laisser tomber l’affaire. A l’époque,  j’ai fait des pieds et des mains pour que des amis viennent la chercher.

Le sauveur restaurateur de la R5 Alpine 6×6

C’est dans le courant de l’année 2016, que le messie est arrivé, il a fait une offre au garage qui l’a acceptée. A propos de sa remise en état, notre sauveur a déclaré : « Ça sera plus une reconstruction qu’une restauration « .
C’est un spécialiste Renault, et nous savons déjà que cette voiture historique est dans de bonnes mains.

15232068_10210730424475303_1333449695378690485_n

La R5 6×6 Dakar en 2016

Le jour de la récupération de la R5 Alpine 6×6 du Dakar
15220046_10210730421115219_9106108566755339886_n
15181464_1526996783982145_8564776089442423499_n

Une photo prise sur le vif par un passant, la R5 à 6 roues sur son plateau, ça ne passe pas inaperçu !

15230613_10210726009124922_3313058520348118562_n

Et une photo de son nouveau propriétaire qui m’a gentiment proposé de m’envoyer d’autres images.

Un ami est passé la voir, la R5 6×6 de Léotard est toujours en attente de restauration et apparemment pas la seule ! (04/02/2018)

Les maquettes de la R5 Alpine 6×6

Pascal Guibout – Fabrication maison sur une base Solido.
Cubalile Miniatures – Le pro du Dakar en miniatures
Cubalile Miniatures – Le pro du Dakar en miniatures
Cubalile Miniatures – Le pro du Dakar en miniatures

Retrouvez Cubalile Miniatures sur FaceBook

La Renault 5 TS à 6 roues de Christian de Léotard

Jusqu’à preuve du contraire Christian de Léotard à construit 3 Renault 5 à 6 roues :

La première Renault 5 est la TS, elle a été faite à peu de choses près en même temps que la R5 Alpine puisque il existe une photo de Dakardantan sur laquelle on voit les deux 6 roues au Trocadero à Paris au départ du Dakar 1980.

A voir aussi sur la page de la R5 Alpine 6×6

La version Noire

La première version de la Renault 5 TS de 1976 était noire, déguisée en R5 Alpine et en 6×2. Elle n’avait pas encore l’arrière surélevé comme sur les versions suivantes.

Dans les années 1980, l’article paru dans le magasine Lui le disait  : « R5 Alpine, 165 Km/h »
Le coût de la transformation de carrosserie et de mécanique de l’époque était d’environ 40 000 francs.

0075

Pour info, quand Dirk Dutschmann à vu cette photo dans la presse, il a fait un rêve, avoir lui aussi sa R5 Alpine 6 roues, telle qu’elle était sur cette photo. Il avait récupéré un plan et collé tout ça sur un carton…

La suite de cette R5 Alpine bis est ici

La version Grise

Je ne sais pas combien de temps elle est restée noire, mais un jour elle est partie pour un changement de look chez le carrossier André Lecoq aidé par Sinpar (filiale de la RNUR – Renault) pour la motricité. 

Cette R5 a été mise en 6×4 puis en 6×6 avec beaucoup d’ennuis à cause du premier pont arrière qui était un pont de Renault 4L avec une sortie de pont R6 4×4 Sinpar, puis avec un un pont R6 sur le 3ème essieu.

Cela faisait tellement de bruit et de vibrations qu’elle a fini en 6×4 après 2 ponts et 2 boites cassées.
Vu l’addition à payer pour Renault, ils ont demandés à Sinpar de stopper le délire et que si Christian de Léotard voulait continuer les dépenses, c’était à ses frais, alors il a stoppé net et l’a remise en 6×2.

Comment distinguer la R5 TS de la R5 Alpine ?

Elles ont toutes les deux le toit surélevé Lecoq, mais la TS a un toit ouvrant, l’avant de la rehausse est vitré (mais souvent caché par un déflecteur), les vitres latérales arrières sont entières, de la rehausse et jusqu’en bas. Sur la version grise, une barre intérieure vient dessiner une petite vitre longue en haut et 2 vitres en dessous, sur la fin de cette version, une espèce de carénage extérieur vient fermer la petite vitre longue supérieure, comme si il y avait 2 vitres.

Sur les 3 photos qui suivent, ont voit très nettement l’ouverture vitrée à l’avant de la rehausse.

Montée sur des pneus tout terrain, elle était vraiment belle comme ça
Avec des jantes R5 Alpine
On voit Christian de Léotard à l’arrière avec une chemise blanche
Avec des jantes R5 Le Car
Photo de Léotard, Citation originale de Camille de Léotard, le fils de Christian,
assis sur la R5 TS

La version Vert Métallisé

Christian de Léotard a décidé de la repeindre en vert métallisé en 1986 avec les jantes R5 Le Car.

Bonjour Camille de Léotard
Un peu floue, mais inédite !

La version Rouge

Aujourd’hui cette Renault 5 TS est rouge et en 6×2. Physiquement elle a encore un peu changé, l’ouverture vitrée de la rehausse a été bouchée, la barre latérale des vitres arrières sont devenues réelles et la vitre en dessous n’est plus séparée en 2 verticalement.

Elle a dormi au fond d’un camping pendant quelques années, puis elle a été ressortie et ressuscitée !

Le site sur laquelle je j’ai trouvé interdisait la reproduction, mais comme c’est signé, pas de souci, et j’ai l’aval du créateur ! Donc la TS le jour de son redémarrage !

Aujourd’hui elle est chez une collectionneuse de Renault 5, Cathy Garnier, dans le département 71.

Cathy nous offre quelques photos de la Renault 5 de Léotard, telle qu’elle est aujourd’hui, la caisse est assez attaquée mais la voiture roule sans problème particulier.

DSCN1990

Il n’y a plus aucune trace de la transmission Sinpar, même les barres de suspension ont été changées

DSCN1988

Des triangulations ont été ajoutées dans les ailes arrières de la R5 pour renforcer le chassis

DSCN1987

Il y aurait pas mal de restaurations de carrosserie à faire

DSCN1982

Il y a aussi des barres de renfort au sol dans l’habitacle

DSCN1981

Il y a plus de place pour les jambes mais aussi une énorme plage arrière par rapport à une R5 classique

DSCN1978

Quelle place !

DSCN1976

On retrouve les barres de renfort dans le coffre

DSCN1974

les connaisseurs reconnaîtrons !

DSCN1972

A priori cette proéminence permet de faire tenir la barre de suspension du 3ème essieu

DSCN1970

C’est géant, et toit ouvrant s’il vous plait 🙂

DSCN1942

Voilà, je vous laisse faire le tour de cette fabuleuse Renault 5, et un énorme merci à Cathy Garnier.

DSCN1941
DSCN1940
DSCN1939
DSCN1938
DSCN1937
DSCN1936

Renault

Renault

voiture à 6 roues
Série Renault 4L

voiture à 6 roues
Custom

voiture à 6 roues
Commerciale

voiture à 6 roues
Une R5 à 6 roues, « faite main »…

voiture à 6 roues
Apparemment, elle est tirée par la Ford

voiture à 6 roues
Pendant un défilé de carnaval. Regardez bien, le 3ème train c’est un arrière de Renault 4 !!!

voiture à 6 roues
Elle permet quand même d’emporter une lourde charge…

voiture à 6 roues
Un appareil pour souffler des confettis ! Merci Thierry.


Catch 6 roues à l’américaine avec seulement deux essieux…

L’histoire de la Catch de Frédérique m’a séduite, je vous la présente telle quelle ! (18/02/2008)

« C’est (ou plutôt c’était ) une véritable 4L. C’était ma première voiture mise en service en 1968 avec laquelle j’ai passé une partie de ma jeunesse quand j’étais étudiant. Elle m’a emmené au Maroc, en Espagne, en Italie, en Irlande, en Belgique et dans tous les coins de France possibles.
4 moteurs et 2 boites plus tard je n’ai jamais eu le cœur de m’en séparer et je l’ai gardée comme voiture à la campagne dans les Landes. 20 ans plus tard, j’ai chargé des poutres sur la galerie et j’ai eu la surprise de voir l’arrière de la carrosserie descendre jusqu’au sol ! Je n’ai quand même pas réussi à la mettre a la casse et je l’ai transformée en pickup 6 roues mais effectivement jumelées. Nous avons donc pu continuer à rouler ensemble encore quelques années jusqu’a ce que la maréchaussée ne la repère et m’interdise de m’en servir sur la route. Elle a fini sa vie sur la propriété, cassée en deux juste devant le siège…Apres tant d’années de vie commune, j’ai pensé qu’elle valait mieux que la casse et l’ai faite enterrer là bas chez moi (après avoir vidange l’huile, l’essence et le liquide de refroidissement). Le plus étrange est que je n’arrive pas à imaginer que c’est fini : qui sait si dans quelques centaines d’années si elle ne ressurgira pas pour finir dans un musée comme fouille archéologique ?!!!!!
Voici l’histoire de Catch, ma 4L à 6 roues, mais effectivement seulement deux essieux ! »


Une belle 4L de plage à 6 roues, d’origine inconnue (Merci Neortic ! (18/02/2008))
Elle ressemble au custom plus haut.


C’est Max (dans créateurs) qui l’a découverte près de chez lui et Neortic qui me l’a envoyée (18/02/2008)

Une Renault 5 à six roues qui n’est pas signée de Léotard, mais simplement construite par les établissement Rougier dans la périphérie d’Angoulême, Elle est passé aux mines et porte désormais la marque ROUGIER. Elle est encore présente dans le garage à l’heure actuelle. (merci à Eric Max Mesnier pour sa localisation et ses précisions)


Version Pickup 4 phares ronds, une pièce unique !


Et elle à du coffre cette R5  !