Supercar T600 – Luigi Colani 2015

Le concept Supercar T600 consiste à combiner de la bionique et de l’aérodynamique, la « forme Colani » unique garantit qu’elle colle parfaitement au sol à grande vitesse. Mais qu’est-ce qu’une carrosserie bionique ?

Une carrosserie bionique procède par l’utilisation de formes et de surfaces courbes rappelant des structures du vivant et des fractales. Luigi Colani est le spécialiste des structures bioniques, la plupart de ses véhicules sont conçu avec des formes qui se réfèrent à des animaux, venant souvent des fonds marins, mais aussi des oiseaux.

Cet ensemble de créations est principalement constitué de courbes, tout est rond, sans angle. Luigi Colani aimait à dire que la ligne droite ne faisait pas partie de son dictionnaire. Ce n’est pas sans rappeler un célèbre habitologue qui disait que l’angle droit n’existe pas dans la nature. Antti Lovag rêvait d’une architecture épousant les formes de la nature et les mouvements du corps humain.

C’est donc grâce aux courbes naturelles de Luigi Colani que l’aérodynamique de la voiture réduit efficacement la résistance à l’air générée par le T600 à haute vitesse et améliore la stabilité du véhicule, avec un Cx extrêmement bas.

La T600 est prévue pour atteindre la vitesse faramineuse de 600 km/h, mais malheureusement, Luigi Colani n’a laissé aucune information quant à la motorisation de sa voiture à 6 roues

La carrosserie mesure 5,5 mètres de long pour 2,2 mètres de large. Comme souvent chez cet Ingénieur-Créateur, seule une maquette à l’échelle 1 a été construite et présentée dans divers salons en Chine et en Corée. Il nous a malheureusement quitté le 16 septembre 2019 sans pouvoir accomplir ce nouveau record. Il nous avait pourtant souvent habitués à des tas de records de vitesse et de basse consommation en louant plusieurs fois dans sa vie le lac salé de Bonneville.

Ces photos ont été prises à Dongdaemum, voir l’article de Bubblemania à ce sujet

Il nous reste juste à espérer que son fils Solon Luigi Colani, designer à Berlin prenne la suite de son papa, il est plutôt spécialisé dans les effets spéciaux de cinéma, mais ne sait-on jamais.

La dernière exposition de Colani en 2019 avant son décès, où il présentait son dernier camping-car de luxe et la T600, un peu cachée à gauche.

Pour la petite histoire, la voiture a été dévoilée 2 fois en chine avec tout un tas de personnalités chinoises importantes, ces photos ont un caractère exclusif car difficilement trouvables sur le web.

Sur le stand Colani à l’exposition de design industriel de Guangdong en 2015 avec Zhao Yufang, le vice-gouverneur de la province du Guangdong, Xu Jianhua, secrétaire du comité du parti municipal de Dongguan, Yuan Baocheng, secrétaire adjoint et maire du comité du parti municipal de Dongguan, Ren Kelei, président de la Fédération de conception de Shenzhen,  et d’autres dirigeants qui ont accueillis la nouvelle Supercar T600 avec une cérémonie de dévoilement.

Et une autre cérémonie sur le même principe et toujours en 2015, quelque part en Chine

Voir aussi les articles dédiés à Luigi Colani sur le site Bubblemania

Yes !!!!

Songhuajiang HFJ 6350 à 46 roues – 2007

Songhuajiang est une marque de véhicules utilitaires chinoise.

Le HFJ 6350 est l’équivalent d’un Toyota Hiace. En version de base, il n’a que 4 roues…

Maintenant ajoutons une Artiste chinoise à cette voiture, Yin Xuizhen et observons…

Nous obtenons une oeuvre vue au Museum of Modern Art (MoMA) dans la Galerie des projets au deuxième étage, faite d’acier inoxydable, de roues, de vêtements usagés, de tabourets et de musique, nommée Collective Subconscious (2007).

Et ce qui est étonnant, pour cette oeuvre, c’est qu’il y a eu 2 versions en 2007. La bleue a été exposée au MoMA de New-York et la blanche a été exposée en Allemagne. Elle ont des plaques différentes…

(Je me suis quand même demandé si comme pour une Tissier, l’artiste aurait pu changer la tête motrice en cas de mauvais fonctionnement de l’ancienne ?!! Mort de rire !! Oups pardon !)

Au cours des vingt-cinq dernières années, l’artiste Yin Xiuzhen basée à Beijing s’est fait un nom en créant, en mettant en scène et en exposant des œuvres qui reflètent son environnement et sa relation avec elle-même. L’environnement étant la Chine de la fin du XX e siècle. Un pays qui a connu des changements sociaux, politiques et économiques rapides dans lesquels l’excès matériel et la croissance industrielle ont dépassés sa capacité à consolider les dommages causés à son environnement naturel, où les vestiges d’une république populaire sont bizarrement associés à son ascension dans capitaliste.

 Xiuzhen a commencé ce voyage de réflexion en 1995 avec le « happening » Lavage de la rivière , dans lequel elle a converti l’eau déplacée d’une rivière polluée en un bloc de glace, que les participants ont dilué avec de l’eau fraîche. Son but n’était pas d’effacer la mémoire collective, mais de prendre des morceaux érodés de son pays et de leur insuffler un sentiment d’espoir. Fidèle à sa forme, Xiuzhen a poursuivi cette pratique de convergence de l’ancien et du nouveau avec le subconscient collectif, qui consiste en une mini-fourgonnette dont l’avant et l’arrière sont réunis par un tube fermé construit en acier inoxydable et des morceaux de vêtements usagés.

 Les visiteurs sont invités à entrer dans la sculpture (attention à la tête), à s’asseoir sur l’un des nombreux petits bancs, et à écouter la chanson pop chinoise « Beijing, Beijing » diffusée par les haut-parleurs arrière, qui ressemble vaguement à Peter Gabriel , vers 1980, chantant en chinois. En s’asseyant sur les sièges baquets arrière de la fourgonnette, on peut voir les gens aller et venir, et se prendre dans le spectre complet de la couleur le long du couloir.

La version blanche…